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Escrime : le Martiniquais Jean-Michel Lucenay, champion olympique par équipes 2016 et du monde 2017, raccroche à 39 ans

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Jean-Michel Lucenay
Jean-Michel Lucenay ©DR
L'épéiste français Jean-Michel Lucenay, champion olympique par équipes en 2016 à Rio, a décidé de mettre un terme à sa carrière à 39 ans mardi, à l'issue des Championnats du monde de Leipzig (Allemagne), conclus sur un dernier titre par équipes.
"Je n'aime pas trop faire de bruit, et ça me paraissait logique de l'annoncer à la fin des Mondiaux. Le bon moment, c'était après les Championnats du monde", a expliqué Lucenay. "Il me fallait du temps pour l'accepter, réaliser. Après les Jeux, j'avais le sentiment que je pouvais continuer encore une saison, j'avais beaucoup d'envie", a-t-il ajouté. Sa décision n'a pas été compliquée, l'arrivée fin janvier de son troisième enfant ayant "un peu changé les choses".
           
Natif de Fort-de-France en avril 1978, Lucenay est arrivé à l'Insep en 1998 et a été à la croisée de deux générations d'épéistes français parmi les plus grands, tels que Eric Srecki, Hugues Obry, Rémi Delhomme ou encore Jean-Noël Ferrari.
           

Génération dorée 

Il remporte son premier titre mondial par équipes en 2002 à Lisbonne, mais accuse le coup et ne revient au plus haut qu'en 2006. Aux jeux Olympiques de Pékin en 2008, il assiste comme remplaçant du bord de la piste au sacre des épéistes tricolores, Fabrice et Jérôme Jeannet et Ulrich Robeiri, rentrant ainsi de Chine sans médaille. Egalement remplaçant à Rio, il rentre cette fois-ci en jeu en finale et décroche avec Gauthier Grumier, Daniel Jérent et Yannick Borel, l'or olympique.
           
Lui qui rêvait de devenir champion de France quand il était jeune (il le deviendra en 2012), quitte l'escrime avec un palmarès d'un titre olympique par équipes, cinq titres mondiaux collectifs et un titre individuel européen à... Leipzig en 2010, année où il prend également le bronze aux Mondiaux à Paris en solo. Il est le troisième épéistes d'une génération dorée à prendre sa retraite après Grumier, qui s'est arrêté après Rio, et Robeiri, parti en retraite juste avant les JO-2016.
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