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Espèces envahissantes : trois exemples concrets Outre-mer

La liane Merremia Peltata, le rat noir du Pacifique et la fourmi folle jaune font partie des espèces envahissantes qui empoissonent la vie des îles d'Outre-mer. Ces espèces détruisent la biodiversité. Au Sénat, un colloque a porté sur cette menace.

Liane envahissante, rat noir du Pacifique et fourmi jaune © DR
© DR Liane envahissante, rat noir du Pacifique et fourmi jaune
  • Par Cécile Baquey
  • Publié le
Les espèces envahissantes sont une plaie pour la nature. En Particulier, dans les îles Outre-mer où les plantes et les animaux endémiques ont bien du mal à se défendre face à des envahisseurs plus armés qu’eux. Trois exemples concrets avec ce reportage de France Ô/La1ère ci-dessous :


►Liane envahissante : Merremia Peltata

Merremia Peltata, liane envahissante
Des sénateurs s’inquiètent des effets néfastes des espèces envahissantes. A Wallis et Futuna, une liane invasive étouffe ainsi de nombreux arbres, même les cocotiers. Son nom : Merremia Peltata. Elle a été introduite pendant la seconde guerre mondiale par les Américains dans plusieurs îles du Pacifique où ils avaient leurs bases.

Les feuilles immenses de cette liane qui pousse vite permettaient de camoufler les avions américains de la vue des pilotes japonais. Avantage pratique : lls n’avaient donc pas besoin de construire des hangars.

Mais aujourd’hui, 40% des forêts de Wallis et Futuna sont envahis par cette liane. Difficile de s’en débarrasser à moins d'arracher ces lianes comme le préconise le sénateur de Wallis et Futuna, Robert Laufoaulu. "C’est une opération qui pourrait être mené par le territoire pour essayer de freiner et réduire l’action nocive de cette liane", déclare-t-il à La1ère.

"Les Wallisiens connaissent bien la terre, ils sauraient mener ce genre d’action", ajoute le sénateur. Robert Laufoaulu qui concède que les agriculteurs trouvent un avantage à cette liane. Ces feuilles, une fois séchées, forment un engrais naturel, très favorable à la croissance des cultures.
Regardez ci-dessous ce reportage de Wallis et Futuna la 1ère : 

LIANE PELTATA

►Le rat noir du Pacifique

En Nouvelle-Calédonie, le combat de Jacques Adjouhniope, c’est la sauvegarde de l’ilôt Beautemps-Beaupré situé au nord-est d’Ouvéa envahi par des rats noirs du Pacifique. Ces animaux mangent tout : les œufs des tortues, des oiseaux marins ou les tubercules. Pour l’instant, le rat noir n’est pas arrivé sur l’île d’Ouvéa. Alors pour protéger leur île, des jeunes ont donc procédé à une campagne de dératisation. 

Pour Jacques Adjouhniope, président de l’association pour la sauvegarde de la biodiversité, cette action a été très positive. Certes il reste encore des rats sur l’ilôt, mais cette première action a permis à des jeunes d’Ouvéa d’agir et de prendre conscience de la richesse de leur environnement.


►La fourmi folle jaune

En Polynésie, le Projet RESCCUE s’est attaqué à la fourmi folle jaune. Elle fait partie des cent espèces les plus envahissantes au monde. Ses piqures rendent les oiseaux qui nichent à terre complétement fous ou aveugles. Sur l’ilot Manui dans l’archipel des Gambier, une équipe a décidé d’agir en envoyant au moyen d'un drone du fourmicide, des granulés anti-fourmi.

Fourmi folle jaune © F. Jacq/INPN
© F. Jacq/INPN Fourmi folle jaune

"Il reste encore quelques mois à attendre pour avoir les résultats de cette campagne", déclare Mahé Charles, chef de projet RESCCUE en Polynésie. Avec cette opération sur l’îlôt Manui, la société ornithologique de Polynésie SOP Manu espère bien sauver l’océanite à gorge blanche, le kotaï emblème de l’archipel des Gambier.

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