publicité

Grand débat: des parlementaires de Nouvelle-Calédonie réclament aussi des registres de doléances

Deux députés et un sénateur de Nouvelle-Calédonie demandent, dans une lettre à Emmanuel Macron, la mise en place de registres de doléances en Nouvelle-Calédonie dans le cadre du grand débat national.
 

© DAMIEN MEYER / AFP
© DAMIEN MEYER / AFP
  • La1ere.fr avec AFP
  • Publié le
Dans leur courrier au président de la République, les députés Philippe Gomès et Philippe Dunoyer, du parti Calédonie ensemble, et le sénateur Gérard Poadja (UDI) notent que "les collectivités du Pacifique n'ont pas été associées au grand débat dans la mesure où sur beaucoup de sujets, la compétence leur appartient, en matière fiscale, sociale, économique et de transition écologique". Aucun cahier de doléance, ni organisation de débat n'est pour l'instant organisé sur le territoire.
 

Référence au référendum

Les signataires soulignent que "les sujets relatifs à la démocratie nous concernent de la même manière que les autres parties du territoire de la République, d'autant plus que les Calédoniens ont décidé à une large majorité [56,7% des voix], le 4 novembre, de rester au sein de la République française", lors d'un référendum d'autodétermination.
    

Des cahiers de doléances       

Ils demandent notamment que "l'Etat, le congrès de Nouvelle-Calédonie, les trois provinces et les mairies ouvrent des cahiers de doléances". "La reconnaissance du vote blanc, l'instauration du vote obligatoire, l'instillation d'une dose de proportionnelle aux élections législatives, une démocratie plus participative, le recours à des référendum d'initiative citoyenne sont autant de sujet qui concernent aussi les Calédoniens", insistent-ils.
 

Aucun élu calédonien

Le 1er février, Emmanuel Macron avait rencontré à l'Elysée 70 maires des Outre-mer dans le cadre du Grand débat national. Toutefois, aucun édile du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna) n'avait été convié. L'Elysée justifiait ces absences en expliquant dans une note que "l'Etat n'exerce pas de responsabilité économique et sociale" dans ces territoires du Pacifique. 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play