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Guyana : une économie parmi les plus dynamiques au monde, selon une publication du Nasdaq

Avec un taux de croissance projeté de 16,3 % entre 2018 et 2021, le Guyana aurait la plus forte croissance économique au monde. C’est en tout cas ce que révèle l’analyse de Prableen Bajai publiée sur le site internet du Nasdaq, le marché boursier américain à New-York.
 

Le Guyana pense à l'avenir de sa jeunesse ici à Georgetown © Andrew Caballero-Reynolds AFP
© Andrew Caballero-Reynolds AFP Le Guyana pense à l'avenir de sa jeunesse ici à Georgetown
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Prableen Bajpai est une jeune et brillante économiste, une analyste financière d’origine indienne. Engagée en faveur de l’économie des pays en développement, elle annonce le grand décollage à venir du Guyana. Chiffres à l’appui. Le petit pays du plateau des Guyanes, entre Venezuela et Surinam, regorge de matières premières encore inexploitées, et parmi elles du pétrole et de l’or en abondance. De quoi doper sa croissance et créer des milliers d'emplois locaux.
 

Croissance économique

L’étude de Prableen Bajpai paru sur le site du Nasdaq Stock Market souligne "qu’avec un produit intérieur brut de 3,63 milliards de dollars et un taux de croissance de 4,1 % en 2018 et de 4,6 % en 2019", l'économie du Guyana devrait encore faire mieux à l’avenir "et croître de 33,5 % en 2020 et de 22,9 % en 2021." L’auteur ajoute qu'avec un revenu par habitant de 5.194 dollars, le Guyana est désormais un pays à revenu intermédiaire. "Couvert d'une forêt dense, il abrite des terres agricoles fertiles et des ressources naturelles abondantes. L’or, la bauxite, le sucre, le riz, le bois d’œuvre et la crevette figurent parmi ses principales exportations" précise son article du Nasdaq - et ils attirent les investisseurs internationaux. Parmi eux, une compagnie minière à capitaux russes. Alors qu’elle vient de subir un revers avec le projet de la Montagne d’or en Guyane française, Nordgold devrait acquérir une participation de 100 % dans le projet aurifère d’Arakaka au Guyana, à proximité de la frontière du Venezuela.
 

De l'or jaune et surtout de l'or noir

De son côté, le géant américain ExxonMobil-Guyana a effectué 13 découvertes de pétrole d'excellente qualité depuis 2015. Il prévoit de commencer à produire, début 2020, jusqu'à 120.000 barils par jour depuis la plate-forme Liza située au large de Georgetown, la capitale du Guyana. En 2000, l’institut fédéral géologique américain (l'US Geological Survey) avait identifié le bassin Guyana-Suriname comme possédant le deuxième plus important potentiel de ressources parmi les bassins pétroliers inexplorés au monde. Et il ne s'était pas trompé...
 

On sait aujourd'hui que le Guyana deviendra un producteur de brut au début de 2020. Le pays sera aussi un exportateur de pétrole. La production augmentera ensuite progressivement jusqu'en 2025 pour atteindre un niveau de 750.000 barils par jour, soit 37 millions de tonnes par an. C'est le niveau actuel de la production de la Malaisie.

Francis Perrin, directeur de recherche à l’Iris, expert du pétrole.


Dragon de l'Amazonie

"La république coopérative du Guyana devrait figurer parmi les plus grands producteurs mondiaux de pétrole par habitant d'ici 2025 ", résume encore Prableen Bajpai. Avant de conclure: "le Guyana figure en première position devant l’Éthiopie, le Rwanda, le Bangladesh et l’Inde au classement des cinq économies qui sont les plus dynamiques au monde."
 

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