publicité

Haïti: un mois après la présidentielle, la justice ordonne la vérification de procès-verbaux

Le tribunal électoral haïtien a ordonné  la vérification de procès-verbaux de la présidentielle qui s'est tenue le 20 novembre et pour laquelle la victoire au premier tour de Jovenel Moïse, selon les résultats préliminaires, est contestée par ses trois principaux opposants.

Les résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle ont crédité Jovenel Moïse du PHTK (Parti haïtien tet Kale, de l'ancien
président Michel Martelly) de plus de 55% des suffrages. © HECTOR RETAMAL / AFP
© HECTOR RETAMAL / AFP Les résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle ont crédité Jovenel Moïse du PHTK (Parti haïtien tet Kale, de l'ancien président Michel Martelly) de plus de 55% des suffrages.
  • La1ère avec AFP
  • Publié le
Le bureau du contentieux électoral national (BCEN) considère "qu'il est nécessaire de faire jaillir la lumière, d'établir la sincérité du scrutin" et donc "ordonne son transport au centre de tabulation aux fins de vérification des 12% des procès-verbaux", précise le verdict lu par les juges mardi matin.

Un mois après la tenue du scrutin et suite aux longues plaidoiries des avocats des candidats contestaires durant toute la journée de lundi, les membres du BCEN sont finalement parvenus à cette décision mardi matin, après plus de cinq heures de délibérations.  
 

Jude Célestin, Moïse Jean-Charles et Maryse Narcisse du parti Famni Lavalas contestent ces résultats

Les résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle, annoncés le 28 novembre, ont crédité Jovenel Moïse du PHTK (Parti haïtien tet Kale, de l'ancien président Michel Martelly) de plus de 55% des suffrages. Jude Célestin, deuxième avec 19,52% des votes, Moïse Jean-Charles (11,04%) et Maryse Narcisse du parti Famni Lavalas (8,99%) ont, comme leur permet la loi électorale, contesté devant la justice ces résultats. 

Les trois candidats ont notamment fondé leurs plaintes sur l'existence de procès-verbaux erronés et sur l'absence de signatures ou d'empreintes digitales des votants sur des listes d'émargement des bureaux de vote. En statuant en faveur d'une vérification de ces documents électoraux, le BCEN approuve leurs contestations, contre la position du parti PHTK qui considère injustifiée une telle procédure. 
 

Les sympathisants du parti Fanmi Lavalas dénoncent "un coup d'Etat électoral"

Les sympathisants du parti Fanmi Lavalas, habitant les quartiers les plus pauvres de la capitale, dénoncent "un coup d'Etat électoral". © VALERIE BAERISWYL / AFP
© VALERIE BAERISWYL / AFP Les sympathisants du parti Fanmi Lavalas, habitant les quartiers les plus pauvres de la capitale, dénoncent "un coup d'Etat électoral".
En marge de ce combat juridique, les sympathisants du parti Fanmi Lavalas, habitant les quartiers les plus pauvres de la capitale, ont multiplié les manifestations depuis l'annonce des résultats préliminaires en dénoncant "un coup d'Etat électoral".
 
Les magistrats du BCEN vont débuter mardi à midi (17H00 GMT) l'analyse des documents électoraux, en présence des représentants des partis politiques concernés ainsi que des observateurs nationaux et internationaux. Aucun délai n'a été fixé par le tribunal électoral pour finaliser cette vérification.
 
Il revient au conseil électoral provisoire d'annoncer les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle. Selon le calendrier initial, cette annonce est prévue pour le 29 décembre mais le travail d'analyse des documents au centre de dépouillement, ordonné mardi par le BCEN, pourrait la différer.
 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play