Handball: vainqueurs de la Pologne, les Bleus se préparent à affronter l'Islande

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Daniel Narcisse face au gardien polonais Adam Malcher ©LOIC VENANCE / AFP
Déjà assurés de la première place de leur groupe, les handballeurs français ont achevé le tour préliminaire du Mondial-2017 par une victoire étriquée contre la Pologne (26-25), jeudi à Nantes, mais avec une équipe bis.
Avec Nikola Karabatic sur le banc, Kentin Mahé titularisé comme meneur de jeu, William Accambray en défense ou encore Olivier Nyokas sur l'aile gauche, les Bleus ont néanmoins réussi à conserver leur invincibilité, signant un cinquième succès en autant de rencontres.
 

Un huitième de finale face à de vieilles connaissances

Ce sans-faute, dans une poule toutefois très abordable, leur permet d'aborder la phase à élimination directe, à Lille, avec sérénité. Ils y joueront un huitième de finale à leur portée samedi (18h00) contre l'Islande, une vieille connaissance.
Les amateurs de handball se souviendront de la finale des JO-2008 remportée à Pékin contre les Nordiques (28-23).
 

"Pas de péché d'orgueil"

"C'est maintenant que cela commence. Il faudra se préparer dans l'humilité, avec une remise en question permanente et ne pas commettre de péché d'orgueil. Ce huitième de finale n'est qu'une étape. Rien n'est fait", a affirmé le coach français Didier Dinart, après avoir donné une belle accolade au sélectionneur de la Pologne Talant Dujshebaev, son mentor lorsqu'il jouait à Ciudad Real.
 
"Je souhaite le meilleur à Didier que j'estime beaucoup et aussi à Luc Abalo que je considère comme un fils", a souligné Dujshebaev qui avait aussi dirigé l'ailier droit français en Espagne.
 
 

Plus de 27 000 spectateurs attendus à Lille

Pour les huitièmes de finale, les Bleus auront droit à un soutien de poids: les spectateurs, attendus en masse. Ils étaient 10.500 au Hall XXL et devraient être plus de 27.000 au stade (de football) Pierre-Mauroy dans le Nord où les organisateurs ambitionnent de battre le record d'affluence d'un match du Mondial (25.000 au Caire en 1999).
 
Les Bleus bénéficieront aussi d'une certaine fraîcheur physique, n'ayant pas eu à disputer deux matches consécutifs en deux jours contrairement aux autres équipes. Et à Nantes, les sélectionneurs ont pu faire souffler les tauliers samedi.
 
"C'est une autre compétition qui commence. On n'a plus droit au joker". Daniel Narcisse s'exprime sur le prochain match des Bleus face à l'Islande
 
©la1ere

 
Pas ménagé depuis le début, Karabatic n'a pas joué une seule minute et les autres cadres n'ont pas eu à trop tirer sur la corde, sauf peut-être le gardien Thierry Omeyer, aligné durant 51 minutes ou Luc Abalo, pas ménagé, alors que Valentin Porte est resté sur le banc.

Des erreurs pénalisantes face à la Pologne

Menés (6-7), les Bleus pouvaient compter sur leur portier en début de première période. L'explosif Olivier Nyokas, titularisé sur l'aile gauche pour faire souffler Guigou, inscrivait son cinquième but en un peu plus de vingt minutes et redonnait de l'avance aux siens (10-8).
Mais des erreurs - une passe dans les tribunes d'Abalo, un duel manqué par Adrien Dipanda et un pénalty, lui aussi raté, par Kentin Mahé - ont empêché les Français de rester devant à la pause (13-13).
 

Le show Guigou, avant sa "contusion"

Mais Guigou, entré en jeu au retour des vestiaires, entamait son show. Ses deux passes décisives et deux buts, dont un magnifique kung fu, donnaient de l'air au Bleus (17-13). Sorhaindo bouclait une série de cinq buts consécutifs pour les Français (18-13). Seul hic, Guigou semblait touché à une cheville et n'est plus revenu sur le parquet. "Une simple contusion", a dit Dinart.
 

Une victoire tenue jusqu'au bout malgré la pression

Mais l'arrière droit du PSG Nedim Remili - 4 buts en seconde mi-temps - a apporté sa pierre à l'édifice. Et Vincent Gérard, entré dans la cage à la place d'Omeyer à dix minutes du terme, s'est montré décisif.
Les Français ont tenu leur victoire jusqu'au bout, même si les Polonais, emmenés par Tomasz Gebala (5 buts), sont revenus à une longueur (26-25) et ont su faire peser une pression sur les Bleus.