Jenny Hippocrate en lutte contre la drépanocytose, médaille d'or du grand prix humanitaire de France

Jenny Hippocrate, la présidente de l'APIPD (Association Pour l'Information et la Prévention de la Drépanocytose)
Jenny Hippocrate reçoit ce midi au Sénat la médaille d'or du grand prix humanitaire de France pour son travail en tant que présidente de l'APIPD (Association Pour l'Information et la Prévention de la Drépanocytose). C'est la première fois qu'une Antillaise reçoit cette distinction. 
"Il y a trois semaines, on m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle", raconte Jenny Hippocrate à La1ere.fr. La présidente de l’APIPD (Association Pour l'Information et la Prévention de la Drépanocytose) ne s’attendait pas à recevoir cette médaille d’or du Grand prix humanitaire de France. "Cette association est très vieille, souligne Jenny Hippocrate (NDLR fondée en 1892 à Paris) et c’est la première qu’elle remet un prix à une Antillaise".

Cérémonie au Sénat

La cérémonie aura lieu ce midi au Sénat. Jenny Hippocrate viendra sans note. "J’ai mon discours en tête", confie-t-elle à La1ere.fr. "Mon objectif, c’est que l’on ouvre les yeux sur la drépanocytose et que l’on guérisse des enfants". La drépanocytose est la maladie génétique la plus répandue au monde. Elle toucherait environ 150 millions de personnes, principalement dans les pays du sud. C’est une maladie héréditaire qui se traduit par une déformation des globules rouges qui entraînent des douleurs terribles.  
 

Une maladie méconnue

Selon l’APIPD, en France, on dénombre 20 000 malades. La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane recensent respectivement 2 000, 1 500 et 2 000 drépanocytaires. Jenny Hippocrate est elle-même la mère d’un jeune homme drépanocytaire, Taylor. Cette histoire, elle l’a racontée dans un livre : "Mon enfant a la drépanocytose, et alors ?".