JO 2024 à Paris : Tahiti, toujours en pointe pour accueillir l’épreuve de surf ?

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Le spot de Teahupoo
Le spot de Teahupoo pendant le 1er jour de compétition de la Billabong Pro Tahiti 2014 ©Suliane Favennec, Polynésie 1ère
Le comité d’organisation des JO de Paris 2024 dispose sur sa table de 5 propositions pour accueillir la compétition de surf. Biarritz, Hossegor qui pour l’instant font bandes à part, La Torche en Bretagne, Lacanau et la Polynésie française. 
 
L’île de Tahiti va-t-elle faire des vagues aux JO de Paris 2024 ? Le suspense est total même si selon le journal L’Equipe, "Tahiti est favori". Cinq sites sont désormais en lice pour accueillir la compétition de surf. Hossegor-Seignosse-Capbreton (Landes), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), la station balnéaire de Lacanau (Gironde), associée à Bordeaux-Métropole, le site breton de La Torche (Finistère), et l'île polynésienne de Tahiti et son célèbre spot de Teahupoo.
 

Calendrier

Prochaine étape : la visite du comité d’organisation des Jeux Olympiques. Le COJO va en effet se rendre dans chacun de ces sites. A Tahiti, le déplacement est prévu entre le 21 août et le 1er septembre à l’occasion de la Tahiti Pro Teahupoo, étape du circuit du championnat du monde de surf masculin. Une fois la visite du COJO passée, la date-butoir pour le dépôt des dossiers de candidature effectif est le 30 septembre.


Conditions

Le site retenu pour les compétitions de surf devra s’inscrire dans "la vision de Paris 2024 pour des Jeux durables et responsables", précise le COJO qui a fait le choix d'une "vague naturelle" pour ces jeux olympiques. "L’expérience du territoire dans l’accueil de compétitions de surf, les conditions météo, la qualité du plan d’eau et les conditions d’accueil des athlètes et des spectateurs feront partie des critères clefs", précise le Comité dans un communiqué.

Le territoire retenu devra également proposer "une célébration des Jeux Olympiques et Paralympiques avec le public, contribuer au développement du surf et maîtriser les impacts environnementaux dans l’accueil des compétitions".
 

Motivation

A Tahiti, les élus locaux affichent une détermination sans faille. Le 18 juin dernier, le président de la Polynésie française, et le vice-président Teva Rohfritsch, avaient été reçus à par le président du COJO, Tony Estanguet, et le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, Jean Castex. Edouard Fritch a ainsi montré "son très grand intérêt à ce que la Polynésie française puisse accueillir les compétitions de surf lors des JO 2024". Au COJO, le fait que cette candidature se situe Outre-mer ne semble pas être un handicap, au contraire.
 
Edouard Fritch et Teva Rohfritsch reçus par Jean Castex et Tony Estanguet
Edouard Fritch et Teva Rohfritsch reçus par Jean Castex et Tony Estanguet ©PF
 

Une vague mythique

Le président de la fédération française de surf, Jean-Luc Arassus, n'est pas, lui non plus, opposé à l'idée. "Il y a des avantages à ce choix : c'est de là que vient le surf et Teahupoo au mois d'août, c'est l'une des vagues les plus médiatisées au monde". Le dirigeant s’inquiète toutefois de l'éloignement du site situé à plus de 15 000 km de Paris.


Hommes et femmes

Autre handicap de la candidature de Tahiti : le fait que les femmes ne surfent à Teahupoo dans le cadre du circuit professionnel. Le cahier des charges du COJO exige en effet que les compétitions hommes et femmes se déroulent au même endroit. La célèbre vague sera-t-elle privée de Jeux olympiques ou bien le COJO fera-t-il une exception ?

Réponse durant le premier semestre 2020, en attente de la validation définitive en décembre 2020 du surf par le CIO, comme nouveau sport inscrit au programme des Jeux de Paris en 2024. Si le surf est définitivement confirmé au programme des Jeux de Paris en 2024, il présentera une épreuve féminine et une épreuve masculine de shortboard, comptant vingt-quatre athlètes chacune

Après le dépôt officiel des dossiers le 30 septembre, Tahiti devra donc patienter encore quelques mois. 

 
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