L'après-JO de Tokyo pour les champions ultramarins ? Entre remerciements, vacances et reprise

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L'ensemble des médailles olympiques de Teddy Riner.
©Facebook Teddy Riner.
Dix jours après la fin des Jeux olympiques au Japon, les sportifs ultramarins se sont dispersés un peu partout. Place aux vacances pour certains. Déjà le retour aux affaires pour d'autres. Tandis que d'heureux médaillés ont pris le temps de saluer tous ceux qui les ont soutenus.

Ces Jeux olympiques 2021 garderont un goût particulier. Des JO masqués. Un public interdit. Et deux questions pas si absurdes : qui nous garantit que la pandémie de Covid sera vaincue en 2024 et que les JO de Paris ne vont pas se voir imposer les mêmes restrictions ?

Restent les 33 médailles décrochées par la délégation française. Un bilan comptable décevant si on le compare aux derniers JO de Rio (42). Heureusement, l'ultime week-end de compétition a vu le compteur des médailles d'or s'envoler. Un titre olympique pour l'équipe de France masculine de volley. Et une double ration pour le hand-ball. L'or pour les garçons ET pour les filles. Une première pour les Bleues. La Guadeloupéenne Allison Pineau a d'ailleurs mis du temps à sécher ses larmes. À 32 ans, les galères et les doutes ont enfin disparu. L'occasion pour elle de remercier tous celles et ceux qui l'ont aidée à maintenir le cap.

 

Pas de pause au programme pour le Réunionnais Stephen Boyer. Après l'or olympique en août, le pointu doit enchaîner avec l'équipe de France de volley en septembre. Au menu : les championnats d'Europe. Pas de vacances donc dans l'immédiat. Si ce n'est un passage éclair et mémorable au Trocadéro avec sa compagne italienne Francesca Grimaldi.

 

Un peu de détente en revanche pour le pivot guadeloupéen Rudy Gobert. Après sa médaille d'argent olympique avec les Bleus du basket, il peut souffler quelques jours avant la reprise du championnat NBA. La star des Utah Jazz s'est ainsi illustrée en soirée dans un blouson du plus bel effet.

 

Il y a également ceux qui n'ont pas brillé à Tokyo. Ce fut le cas de l'Antillais Gaël Monfils, battu dès le premier tour du tournoi de tennis olympique. Juste avant les Jeux, il avait épousé sa compagne, la joueuse ukrainienne Elina Svitolina (médaillée de bronze au Japon). Il faut croire que l'amour peut donner des ailes. Depuis son retour, Gaël Monfils semble métamorphosé. Sa tournée américaine est une vraie réussite. Il a ainsi atteint les quarts de finale du Masters 1000 de Toronto. Et si l'amour d'Elina offrait à Gaël une seconde jeunesse à quelques jours de ses trente-cinq printemps ?

 

L'amour encore et toujours pour la Guadeloupéenne Rénelle Lamote. Un peu frustrée de ne pas avoir réussi à se hisser en finale olympique du 800 mètres, l'athlète a retrouvé la région de Montpellier où elle s'entraîne désormais. Après quelques jours de farniente avec son amoureux, elle compte bien repartir à l'assaut du double tour de piste.

 

Enfin, n'oublions pas ceux qui ont manqué le grand rendez-vous japonais. Comme par exemple, la lanceuse de javelot guyanaise Alexie Alaïs. Opérée au genou en octobre 2020, elle avait tenté le pari fou d'être prête en juillet 2021. Pari perdu d'un rien. Il a manqué trois petites semaines à Alexie pour retrouver son meilleur niveau. D'où son choix de rentrer se ressourcer en famille en Guyane. Avant de préparer un retour tonitruant en 2022. Car attention, la guerrière de Kourou n'a rien perdu de sa détermination !