La Martiniquaise Gaël Octavia sort un nouveau roman : "La bonne histoire de Madeleine Démétrius"

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Gaël Octavia
L'autrice martiniquaise Gaël Octavia publie son nouveau roman "La bonne histoire de Madeline Démétrius". ©Tessa Grauman / Gallimard
L'histoire se passe en grande partie en Martinique. La narratrice est une écrivaine d’origine martiniquaise installée à Paris, tout comme Gaël Octavia. Mais ce récit n’a rien d’une autofiction !
"Pas du tout !", s’exclame Gaël Octavia dans un éclat de rire lorsqu’on lui demande si la narratrice de son livre n’est pas en fait elle-même. "Je joue un peu sur les codes de l’autofiction, concède-t-elle avec malice, et je suis très consciente que le public va croire que je parle de ma vie, que j’ai deux filles de deux pères différents. Mais ce n’est pas du tout le cas", recadre l’écrivaine, qui de fait est mère d’un petit garçon.
 

Romancière et dramaturge

Outre ses deux filles, Nina et Eunice, la narratrice se distingue aussi de Gaël Octavia par le style de ses livres : des romans sans prétention, du genre à être lus sur la plage pendant l’été. Or Gaël Octavia écrit des romans et pièces de théâtre au contenu fort et poétique, comme Rhapsodie, un texte sur trois femmes migrantes, dont la première a eu lieu le 1er octobre dans le cadre du festival Les zébrures d’automne.
 

L’histoire de La bonne histoire de Madeleine Demetrius

Dans son nouveau roman, Gaël Octavia met en scène cette romancière, mère célibataire d’une quarantaine d’années, contactée un jour par une amie d’enfance de la Martinique. Madeleine Démétrius, médecin de Fort-de-France, souhaite lui raconter une histoire dont elle pourrait faire, croit-elle, un bon livre.
 
Écoutez le reportage de Tessa Grauman :

Gaël Octavia - La bonne histoire de Gaël Démétrius


L’épisode intime que va lui livrer Madeleine Démétrius, va embarquer la narratrice dans un voyage personnel où il sera question d’amitié, d’amour, d’adultère, de père, filles et d’empreinte de la vie. Beaucoup de personnages sont des femmes habitées par des sentiments doubles, entre rivalité et solidarité, tendresse et violence.

Je n'écris pas pour dire : ça c'est bien, ça c'est mal.


"Que ce soit des combats homériques qui peuvent exister entre épouses et maîtresses, par exemple, ou bien l’ambivalence parfois entre mère et fille. Ce sont ces thème qui m’intéressent" , confie Gaël Octavia. "Mais toujours sur le mode du questionnement", insiste-t-elle. "Je n’écris pas pour dire : ça c’est bien, ça c’est mal". Pas de jugement dans cette galerie de portraits de femmes, juste le constat que toute vie est plus complexe qu’il n’y paraît.

► "La bonne histoire de Madeleine Démétrius", Collection Continents Noirs, Gallimard.
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