Le procès de l'artiste martiniquais Kalash à nouveau reporté

justice
Kalash et son avocat 11 juin 2021
Le chanteur martiniquais Kalash et son avocat au tribunal de Paris le 11 juin 2021. ©Mourad Bouretima
Poursuivi pour délit de fuite, outrage et rébellion après plusieurs accrochages sur les Champs-Elysées à Paris en 2019, le chanteur martiniquais Kalash devait comparaitre ce lundi 3 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris. Son procès a été renvoyé au 7 décembre 2022.

Après deux ans d’attente, Kevin Valleray, plus connu sous le nom de Kalash, devra encore patienter avant l’ouverture de son procès. Le chanteur martiniquais devait comparaître ce lundi 3 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris pour délit de fuite, outrage et rébellion mais l'audience a une nouvelle fois été reportée.

Le procès se tiendra finalement dans 11 mois, le 7 décembre 2022. Ce nouveau renvoi a été justifié par la complexité des faits, la Cour estimant que l'affaire devait être jugée en collégiale, c'est-à-dire devant trois juges. 

Des conditions d’interpellation "louches" selon l'artiste

Les faits qui devront être jugés à la fin de l'année remontent au 16 mars 2019. Ce soir-là, Kalash est interpellé sur les Champs-Elysées après avoir embouti plusieurs véhicules au volant de sa voiture. Il dénonce l’attitude des policiers lors de son arrestation. Poursuivi pour délit de fuite, outrage et rébéllion, le Martiniquais a de son côté porté plainte pour "violences policières".

Après cet énième report, Maitre Arneton indique qu'il attend la tenue du procès pour apporter la preuve des "violences policières" dont aurait été victime son client. L'avocat de Kalash confie aussi regretter que les policiers visés par cette plainte ne "veuillent pas affronter cette audience". 

Ce n’est pas la première fois que le rappeur martiniquais se retrouve face à la justice. En 2014, il a été mis en examen pour des faits de violence aux cotés d'un autre rappeur antillais, Admiral T. Deux ans plus tard, Kalash a été condamné à six mois de prison avec sursis pour acquisition et port d’arme de catégorie B sans autorisation.