Cette année, les groupes à pied ne mèneront pas les carnavaliers dans les rues du centre-ville. La préfecture de Montpellier a informé les organisateurs de ce refus le 29 janvier dernier. La mairie craint de nouveaux débordements et dégradations. Pour rappel, l’année dernière quelques personnes avaient été blessées et un véhicule de police dégradé.
Un défilé victime de son succès
Pour Sébastien Cote, adjoint responsable de la sécurité et de la tranquillité à Montpellier, le problème vient aussi d’une sous-estimation du nombre de festivaliers. Il explique que la sécurité du défilé ne pourra pas être assurée correctement, car l’effectif demandé ne correspond pas à la demande réelle.
D’après lui, les responsables ne seraient pas “honnêtes” dans leur demande. Il assure que les organisateurs n’annonceraient que 3 000 carnavaliers au lieu des 10 000 personnes présentes dans les rues. L’un des organisateurs, Ludovic Adam, contredit ces affirmations.
Un espoir persiste malgré tout
Ludovic Adam, membre organisateur de LaWIF (La West Indies Family), estime que cette annulation serait un “mépris vis-à-vis du carnaval antillais” car leur demande d’autorisation de défiler affichait 7 000 personnes et non 3 000. Entre amertume et déception, il regrette la décision de la préfecture. Malgré des relances pour trouver une solution, il affirme qu’aucune rencontre n’a eu lieu en mairie. Toutefois, Ludovic Adam précise qu’il continue à se battre pour "ce vidé". Le collectif de LaWIF compte faire appel de la décision auprès du juge administratif.
Pour l’heure, les organisateurs cherchent une solution alternative. "Le vidé" pourrait ainsi être organisé le samedi après-midi, au Parc des Expositions afin que les groupes puissent quand même se produire.