Madagascar : 14 morts et près de 80.000 sinistrés après le passage de la tempête Chedza

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Madagascar : Une tempête fait 14 morts et près de 80.000 sinistrés
La tempête Chedza qui a traversé l'île, ces derniers jours, a fait 14 morts et plus de 80 000 sinistrés. ©ALAIN ILOINIAINA / ANADOLU AGENCY
Madagascar se relève doucement du passage de la tempête tropicale Chedza, ce week-end. 14 personnes sont décédées et 84 000 sinistrées, selon les autorités malgaches. Le risque d’inondation est encore élevé dans certaines régions.
Le beau temps revient progressivement à Madagascar après le passage de la tempête tropicale Chedza, ce week-end, qui a fait 14 morts et près de 84.000 sinistrés, selon un nouveau bilan transmis à l'Agence France Presse (AFP) par les autorités. La presse malgache avance pour sa part le nombre de 18 décès après cette tempête qui a traversé l'île d'Ouest en Est, vendredi et samedi.

Des pluies diluviennes

La tempête qui était arrivée vendredi par le canal du Mozambique a quitté l'île par cette région donnant sur l'océan Indien, samedi matin, indique le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Quatre régions du centre et du sud sur les 22 de Madagascar ont été frappées.
La région d'Analamanga, où se trouve la capitale, n'a pas été directement traversée par la tempête mais Chedza y a apporté beaucoup de pluies, faisant 3 morts et 23.655 sinistrés, pour la plupart à Antananarivo, toujours selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).
La tempête avait été précédée par une semaine de fortes pluies dans la capitale, ce qui a alourdi le bilan, avec la montée des eaux des rizières dans les bas quartiers d'Antananarivo. Trois personnes sont mortes dans l'effondrement de leurs maisons.

Un risque d’inondation

Les secours se sont organisés et 81 tonnes de riz ont été distribués par le BNGRC aux sinistrés depuis le 9 janvier. Un risque d'inondations persistant empêche encore les sinistrés de regagner leurs foyers pour réparer les dégâts et les oblige à rester dans les hébergements provisoires, des grands gymnases aménagés, prévus par l'Etat malgache.