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Manganèse et nickel : Eramet traverse une tempête qui ne devrait pas durer

L’action du groupe métallurgique et minier français, opérateur historique du nickel en Nouvelle-Calédonie et du manganèse au Gabon, a chuté de près de 20 % sur la semaine après la publication de ses résultats semestriels. Et pourtant, les stocks mondiaux fondent et la demande est forte.
 

Ferronickel calédonien SLN 25 du groupe Eramet. © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Ferronickel calédonien SLN 25 du groupe Eramet.
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Un grand plongeon en bourse, la plus forte baisse de la place parisienne, malgré un résultat opérationnel en hausse de 15 %. Un chiffre conforme aux attentes, mais la branche nickel notamment a été pointée du doigt. Les coûts « cash » de production en Nouvelle-Calédonie sont encore trop élevés ont estimé les analystes de Bank of America et ceux de Morgan Stanley, deux des principaux acteurs du marché des métaux à la City de Londres, place de cotation mondiale des matières premières.
 

Du manganèse et du nickel

La sanction boursière a frappé le groupe français alors même que le secteur du manganèse, la principale activité du groupe au Gabon est très positive. Concernant le nickel calédonien, « Le problème de rentabilité de la SLN est dû aussi à la hausse du pétrole et à un euro fort. Des facteurs extérieurs que le groupe ne peut pas maîtriser, malgré toutes ces problématiques, Eramet renoue avec la croissance », souligne Menno Sanderse analyste de Morgan Stanley cité par le quotidien Les Echos. Peut-on relativiser l’ampleur de la chute d’Eramet en bourse ?

« Fondamentalement, je ne suis pas inquiet pour Eramet, les cours du nickel restent élevés et la Nouvelle-Calédonie avec ses énormes réserves est un atout pour le groupe » 

Fabrice Farigoule, analyste chez AlphaValue.

 

Sanction excessive

Le nombre d’actions Eramet échangées n’a pas été très important, mais les investisseurs étant peu nombreux en plein été, les ventes qui ont suivi l’annonce des résultats ont eu un effet boule de neige avec une chute importante du titre boursier :

« En réalité, Eramet est pénalisé par le poids pris par les risques géopolitiques grandissant sur le commerce international (guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine NDLR) mais une sanction des marchés excessive est une source d’opportunités »
 
Jean-François Lambert, consultant et ancien banquier spécialiste du financement des matières premières.


Eramet devrait donc rebondir, d’autant que le groupe qui vient de finaliser sa première acquisition en douze ans, bénéficie aussi de facteurs favorables pour le nickel : les stocks mondiaux sont au plus bas et « la demande du secteur de l’acier inoxydable est particulièrement robuste, sans oublier la demande pour les batteries des véhicules électriques qui devrait connaître une véritable envolée » conclut Fabrice Farigoule.
 

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