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La Martiniquaise Marie Françoise Marie-Nelly, nouvelle directrice des opérations de la Banque mondiale en Afrique australe [Interview]

économie
Marie-Françoise Marie Nelly
Marie Françoise Marie-Nelly (Banque mondiale) ©hdptcar
Marie Françoise Marie-Nelly a été nommée à la mi-septembre directrice des opérations de la Banque mondiale en Afrique australe. Originaire du François en Martinique, elle est basée à Pretoria. Outre l'Afrique du Sud, elle gère le Botswana, le Lesotho, la Namibie et l'Eswatini (ex-Swaziland).
Sa réussite professionnelle, elle le doit à son travail. Son secteur d’activité la passionne. Marie Françoise Marie-Nelly souhaite aussi être un exemple pour les jeunes d’Outre-mer et d’ailleurs. C’est une fonceuse. On la sent déterminée. A peine rentrée de Washington, ou est basée le siège de la Banque mondiale, Marie Françoise Marie-Nelly est prête à s’envoler pour l’Afrique du Sud. De passage à Paris, elle nous explique que son bureau est maintenant basé à Pretoria, la capitale administrative. Son travail, organiser la stratégie d’engagement de l’institution financière internationale dans la région.

Marie Françoise Marie-Nelly à la Banque mondiale. En quoi consiste son travail?

 

 

Dans tous les pays où elle a travaillé, Marie Françoise s’est entourée de jeunes. Que ce soit en au Moyen-Orient, au Maghreb à Malte et maintenant en Afrique australe, elle encourage la jeune génération. Les jeunes diplômés lui demandent parfois des conseils ou des stages. Elle transmet. Elle facilite quand c’est possible, et toujours au mérite, elle y tient. Il faut d’abord être bien formé, à son exemple. Son curriculum vitae est d’ailleurs impressionnant. En 1978, elle est diplômée de l’École supérieure de commerce de Nantes, en 1982 elle devient aussi expert-comptable.  

En 1986, Marie Françoise Marie-Nelly a aussi un Master en Accounting and Management Information Systems de l’université de Bowling Green dans l’Ohio (Etats-Unis). Elle a également suivi différents programmes de management à l’Université d’Harvard. Les ambitieux ont donc un modèle à suivre. De plus en plus de jeunes Antillais sont tentés par une carrière à l’international. Marie Françoise donne généreusement les clefs pour réussir. « Il faut maîtriser les langues, s’ouvrir aux nouvelles technologies, être curieux et endurant (…) » En clair, il n’y a pas de réussite sans gros effort !

Elle s'intéresse aux jeunes

 

 

Marie Françoise Marie-Nelly le dit aisément, elle ne se destinait pas à une carrière à la Banque Mondiale. « Après mes études, j’espérais entrer soit dans une entreprise américaine ou dans une entreprise française aux Etats-Unis. » Elle partira finalement pour l’Afrique, pour le compte de l’Union européenne afin de mettre en place l'Institut supérieur de gestion au Burundi. « Au début des années 70 l’élite a été décimé lors des crises internes, (…) il fallait reconstituer cette capacité managériale ». Elle aide donc à la réforme des entreprises publiques et à la privatisation au Burundi et au Togo.

Au bout de deux années, la Martiniquaise est repérée par les cadres de la Banque mondiale. Une première proposition de travail. Elle refuse. La seconde fois, elle accepte. « Dans l’idée de me faire un carnet d’adresse. » son investissement au sein de l’institution dure depuis 26 ans. Marie Françoise Marie-Nelly sait qu’elle a été recrutée pour ses compétences professionnelles et son petit « plus » français et antillais, caractéristiques non négligeable.
 

Française et Antillaise, un avantage


Marie Françoise Marie-Nelly n’a pas eu d’enfants. Mais elle se console au sein de sa grande famille. Issue d’une famille de onze enfants, elle a de nombreux neveux et nièces. Cette acharnée de travail avoue n’avoir que très peu de temps pour elle, un peu de sport, de la natation, de la marche. Juste assez pour trouver son équilibre.
 
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