Mayotte : Annick Girardin sur le terrain pour parler sécurité et habitat

La ministre A.Girardin et le président du C.D. Soibahadine.
La ministre des Outre-mer Annick Girardin, en déplacement depuis dimanche à Mayotte, s'est rendue lundi sur le terrain, pour discuter notamment sécurité et habitat, un mois après la fin des barrages routiers qui ont paralysé l'île
"La question de la sécurité est importante à Mayotte, et elle est prise au sérieux par le gouvernement", a déclaré Mme Girardin à Chirongui (sud) où elle a notamment visité un "hub" de transports par où transitent chaque jour plusieurs milliers d'élèves.


Dispositif de sécurisation

La ministre est notamment venue constater le dispositif de sécurisation des écoles et des transports scolaires mis en place après les violents incidents qui ont eu lieu aux abords des établissements scolaires et dans les transports en début d'année et qui sont à l'origine du mouvement de contestation populaire qui a paralysé l'île.

Bandes rivales

Le dispositif de sécurisation comprend à la fois des gendarmes, embarqués dans les bus scolaires, des réservistes de la gendarmerie, des "médiateurs" des collectivités et des "équipes mobiles de sécurité" du vice-rectorat. Ce dispositif est "tournant" sur les différents lieux sensibles, pour dissuader tout rassemblement de jeunes qui voudraient en découdre avec d'autres bandes rivales, phénomène particulièrement présent à Mayotte. 

Logements sociaux

Mme Girardin, qui s'est entretenue avec les différents intervenants du dispositif et avec des lycéens, a également visité, toujours à Chirongui, les premiers logements sociaux collectifs en accession à la propriété de Mayotte, dans un territoire où le logement collectif est très peu utilisé. Elle a insisté sur la nécessité d'aller "plus vite" sur la construction de logements sociaux.

Habitat insalubre

La ministre qui a aussi évoqué les problématiques d'urbanisme, d'habitat insalubre et d'aménagement du territoire, doit faire une série d'annonces sociales mardi pour le développement de Mayotte, le 101e département français, qui souffre de retards importants vis à vis de la métropole.

Contexte tendu

Son déplacement intervient dans un contexte tendu par les relations diplomatiques conflictuelles avec les Comores sur la question de l'immigration clandestine. Mais après un déplacement en mars dernier plutôt chahuté par une population très remontée contre le gouvernement, son arrivée dimanche s'est déroulée dans le calme. L'intersyndicale et le collectif de citoyens à l'origine du mouvement social de mars-avril n'ont pas prévu pour l'instant de manifestation.