Mayotte: la piste terroriste écartée après une attaque dans un commissariat (parquet)

faits divers
Commissariat de Mamoudzou
Commissariat de Mamoudzou © la 1ere

La piste terroriste a été écartée après une attaque mardi matin du commissariat de Mamoudzou, à Mayotte, par un homme muni d'une fourche ayant crié "Allah Akbar", a annoncé jeudi le procureur de la République lors d'une conférence de presse.

"Il ressort à ce stade de l'enquête qu'il n'existe pas d'éléments pouvant être mis en lien avec des faits de terrorisme", a déclaré le procureur Yann Le Bris, en précisant avoir "travaillé en liens étroits avec le parquet national antiterroriste qui n'entend pas se saisir de cette affaire".
    

Rappel des faits

L'individu mis en cause, un Palestinien né en 1983, demandeur d'asile en situation régulière et arrivé à Mayotte en 2020, avait tenté de s'en prendre à un fonctionnaire de police en pénétrant dans la cour du commissariat armé d'une fourche à deux dents et en criant "Allah Akbar". Un policier qui avait tenté de le maîtriser avec un taser était tombé au sol. Il a reçu 8 jours d'ITT pour des dermabrasions liées à la chute, a précisé le procureur.
    

Isolé et marginal

Mais lors de ses auditions, il n'a pas fait état d'une volonté de faire le jihad ni revendiqué son attaque comme un acte terroriste. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire et une information judiciaire a été ouverte pour tentative de meurtre, selon le procureur. Après avoir perdu son emploi, cet homme, qui vivait seul dans une case en tôle, se trouvait en situation d'isolement et de marginalisation, "en voie de clochardisation". Il vivait comme une persécution son absence de droits au chômage. Le matin des faits, il s'était d'abord rendu devant les locaux de La Poste, puis devant un restaurant, avant d'attaquer le commissariat dans le but "de se faire remarquer", selon le procureur.
    

Après l'attaque de mardi, plusieurs personnalités de ce département d'Outre-mer situé dans le canal du Mozambique, dont le député Les Républicains Mansour Kamardine, s'étaient inquiétées de l'arrivée de terroristes sur son sol.

Les précisions de Halda Halidi, de Mayotte la 1ère :