Mayotte : Les transporteurs scolaires ont déposé un droit de retrait jusqu'à la prochaine rentrée scolaire

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A la suite d'un nouvel épisode de violence à Mayotte, les transporteurs ont décidé de ne pas effectuer le ramassage des élèves à partir du lundi 14 juin jusqu'à la prochaine rentrée scolaire.

Un homme de 26 ans a été mortellement poignardé samedi à Mayotte, alors qu'il circulait en voiture dans le centre de l'île, sur un axe régulièrement sujet à des violences inter-villages. Les faits se sont déroulés entre 4h et 6h du matin samedi, a indiqué le procureur de la République Yann le Bris, à l'AFP. Née en 1995, la victime, un homme originaire des Comores, archipel voisin de ce département français de l'océan Indien, a succombé à ses blessures après avoir tenté d'échapper à ses agresseurs.
  

Deux blessés dont un agent des transports scolaires

"Peu de temps après ce premier acte, un lycéen puis un agent des transports scolaires ont été agressés, blessés et pris en charge par les services de secours", a indiqué la préfecture de Mayotte samedi dans un communiqué. "J'invite à la prudence sur le détail des faits puisque nous n'avons pas entendu de témoin direct et nous n'avons pas non plus interpellé les auteurs. Il n'est pas exclu que les autres agressions soient liées, mais il faut pour cela que les services de gendarmerie poursuivent leurs investigations", a ajouté le procureur.
  

Gendarmerie 

Un important dispositif de gendarmerie a été déployé pour mener l'enquête et sécuriser les deux villages de Combani et Miréréni, secteur régulièrement en proie à des violences inter-villages, de manière à éviter de nouvelles violences ou représailles. Dimanche en fin d'après-midi, aucun nouvel épisode n'avait été signalé, selon la gendarmerie.


Droit de retrait

A la suite de l'agression de leur collègue contrôleur de bus, les transporteurs scolaires ont déposé un droit de retrait. Ils n'effectueront pas le ramassage des élèves à partir du lundi 14 juin jusqu'à la prochaine rentrée scolaire 2021-2022, le 23 août. Les violences entre bandes rivales sont fréquentes à Mayotte, département confronté à la pauvreté et à l'insécurité. En avril, deux lycéens sont morts à la sortie de leur établissement, à une semaine d'intervalle, provoquant une vague de manifestations.