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Mayotte : des manifestants jettent du piment sur les forces de l'ordre

Deux agents ont été touchés à l'oeil par du piment lancé par une vingtaine de manifestants. Ces derniers protestent depuis plusieurs jours contre la réouverture partielle du service des migrations de la préfecture de Mayotte. 

Des manifestant bloquent les grilles de la préfecture de Mamoudzou. © Ornella Lamberti / AFP
© Ornella Lamberti / AFP Des manifestant bloquent les grilles de la préfecture de Mamoudzou.
  • La 1ère avec AFP
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Nouvelles tensions devant la préfecture de Mayotte à Mamoudzou. Ce vendredi, des manifestants ont lancé du "poutou", une préparation liquide à base de piment, sur des agents des forces de l'ordre venus sécuriser la zone, selon le directeur départemental de la sécurité publique Philippe Jos. 
 

Une personne en garde à vue


Des manifestants ont également pris à parti des étrangers qui se rendaient aux services des migrations de la préfecture. Une femme a été giflée alors qu'elle était là avec sa fille et un homme s'est vu déchirer ses papiers d'identité, a indiqué la police. Un individu a été interpellé et placé en garde à vue pour "violences sur agent dépositaire de l'autorité publique". 
 

Altercations avec les forces de l'ordre


L'incident s'est produit au cours d'altercations entre les forces de l'ordre et une vingtaine de personnes, essentiellement des femmes, réunies pour protester contre la réouverture partielle des services des migrations de la préfecture. Depuis le 31 juillet, ce service était complètement fermé en raison d'un blocage en plein mouvement social d'ampleur de lutte contre l'insécurité et l'immigration clandestine en provenance des Comores. 

Dispositif policier maintenu


Mais lundi, Dominique Sorain, préfet de Mayotte, a ordonné la réouverture partielle du bureau pour jeudi 11 octobre et fait déloger la trentaine de manifestants installés devant les locaux. Depuis, la zone a été sécurisé par des agents de la compagnie départementale d'intervention et par des gendarmes mobiles. Selon le commissaire Philippe Jos, le dispositif sera maintenu "tant que nécessaire". 1 539 340 871

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