Coronavirus : les milieux économiques réclament de lever les restrictions de vol pour les Outre-mer, comme en Corse  

Cet hôtel de Fort-de-France est aussi un lieu d'hébergement pour des personnes placées en quatorzaine.
La Fédération des entreprises d'outre-mer (FEDOM) a demandé vendredi au gouvernement de modifier, comme il l'a fait pour la Corse, le décret sur les restrictions de déplacement et de substituer au principe d'interdiction un principe "d'autorisation sécurisée".
"Nous demandons instamment au gouvernement de substituer au principe d'interdiction un principe "d'autorisation sécurisée" sur le plan sanitaire qui permettrait à tous de voyager et donc à nos économies de redémarrer", écrit dans un communiqué la FEDOM, réclamant que l'Outre-mer (hormis la Guyane et Mayotte qui ne sont pas en zone verte), soit traité comme la Corse.

Pourquoi maintenir pour les seuls Outre-mer (hormis la Guyane et Mayotte qui ne sont pas en zone verte) des dispositions reconnues comme incohérentes pour la Corse 48 heures après la parution du décret général ? (...) En Polynésie française, des hôtels ferment et des salariés sont licenciés. Mais le pire reste malheureusement à venir.

 
Dans le décret publié lundi sur les nouvelles dispositions liées à la deuxième phase du déconfinement, il était indiqué que les trajets en avion entre la France continentale et l'Outre-mer et la Corse étaient limités aux motifs impérieux familiaux et professionnels, jusqu'à nouvel ordre.

Mais le décret a été modifié mercredi en supprimant la mention de la Corse. Les Français peuvent donc prendre l'avion vers la Corse même sans raison impérieuse. "La FEDOM, qui regroupe l'ensemble des milieux économiques ultramarins, interpelle donc solennellement le Premier ministre afin que les Outre-mer ne soient pas les seuls territoires lésés de la République, condamnés à une catastrophe économique dont ils ne pourront pas se relever", met-elle en garde.