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Mondial 2018 - France Belgique: Axel Witsel, l'autre Antillais endiablé

Il est l’autre Antillais de l’équipe belge, avec Thierry Henry : le milieu de terrain Axel Witsel aurait pu porter le maillot bleu si son père, né en Martinique, avait demandé la nationalité française à sa majorité.
 

Axel Witsel, pendant l'entraînement © FRANCK FIFE / AFP
© FRANCK FIFE / AFP Axel Witsel, pendant l'entraînement
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Axel Witsel est l’un des joueurs les plus capés de l'équipe des Diables rouges : avec 90 sélections à son actif, il en est un des éléments-clés. Le milieu de terrain de 29 ans évolue au sein de la sélection belge depuis 2008. 
Une équipe qui affronte ce mardi soir à Saint-Petersbourg la France en demi-finale. Cette rencontre est doublement importante pour le joueur :  d'abord, parce qu' Axel est d’origine martiniquaise, ensuite parce que le milieu de terrain a joué à Saint-Petersbourg plusieurs années. On vous explique.
 

Martiniquais du côté de son père

Effectivement, Axel a le coeur partagé entre la Belgique -du côté de sa mère- et la France -du côté de son père-. Il confie:

"Mon père est originaire de la Martinique, donc cette demi-finale face à la France, ça va être spécial pour moi. Il y aura beaucoup d’émotion."


Si les lois avaient été différentes, le Belgo-martiniquais aurait pu revêtir le maillot de l’équipe de France. Au Parisien, le père du joueur a expliqué pourquoi son fils n’a pas la double nationalité : "il ne [l’a jamais eue] parce que, moi-même, je n’ai pas effectué les démarches à 18 ans pour obtenir ma nationalité française. Comme je suis arrivé en Belgique à l’âge de huit ans avec ma maman, j’aurais dû demander â être français à ma majorité. Mais je n’étais pas au courant de l’existence de ces règlements."
 

Le foot, une histoire de famille

Axel a été formé au club du Standard de Liège, dès 9 ans. La passion du ballon rond ? Elle lui a été transmise par son père, Thierry, à l’époque éducateur au club, et aujourd’hui agent du joueur.
Et, si dans la famille, on soutient évidemment la Belgique, on reste aussi très attaché à la France:

"Quel que soit le résultat, je continuerai par la suite à supporter l’équipe de France, comme je le fais depuis tout petit. J’ai grandi avec la génération Platini, Giresse, après c’était Henry, Zidane."
-Thierry Witsel, le père d'Axel

 
Axel Wisel, après la victoire des Diables rouges contre le Brésil en quart de finale du Mondial 2018.
Axel Wisel, après la victoire des Diables rouges contre le Brésil en quart de finale du Mondial 2018.
 

Deux Antillais chez les Belges

Thierry Henry, justement : l’autre Antillais de l’équipe belge. "Mais lui, c’est pire que moi parce qu’il a porté le maillot bleu", souligne le père d’Axel. "Parfois, on prend le temps de papoter ensemble et je sais que Thierry Henry parle parfois créole avec Axel. C’est la meilleure chose qui pouvait arriver  à mon fils  et aux autres joueurs de l’équipe nationale. Thierry leur apporte la culture du travail et de la gagne."


Cinq ans au Zenith Saint-Peterbourg

Mais si ce match a une saveur particulière, c’est aussi parce que l'international belge a évolué pendant cinq ans au Zenith Saint-Petersbourg. Le voilà donc en quelque sorte de retour chez lui :

Axel a quitté le club russe l’année dernière pour rejoindre… l’empire du milieu ! Il s’est engagé début 2017 pour quatre ans avec le Tianjin Quanjian FC, le club chinois entraîné par l'Italien Fabio Cannavaro, champion du monde et Ballon d'Or 2006. Salaire annuel : 18 millions d’euros.

Ce mardi soir, le Martiniquais belge sera dans l’axe et devrait être associé à Marouane Fellaini, le Belgo-Marocain de Manchester United. Et quoi qu’il arrive, Axel ne compte pas s’arrêter là : "Non, non, ce ne sera pas mon dernier Mondial. Je n'ai que 29 ans. J'ai encore, disons, six belles années devant moi, j'espère".

>>> En bonus, un retour sur le parcours d'Axel avec ce reportage -collector- de France Ô réalisé en 2008 ( à l'époque, c'etait Rfo, et Axel n'avait pas encore la coupe afro!):

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