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Mort d'une "mule" transportant de la cocaïne à Orly : jusqu'à 10 ans de prison pour les trafiquants

Jeudi 7 juin, le tribunal correctionnel de Créteil a infligé des peines allant jusqu'à 10 ans de prison à des trafiquants martiniquais. Ils avaient envoyé une "mule" sur un vol Fort-de-France/Paris en 2016. La victime est morte quand l'un des six ovules de cocaïne qu'elle avait avalés s'est percé. 

© Malijet France
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  • La1ère.fr avec l'AFP
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En mars 2016, Lyvia, une étudiante martiniquaise embarque à bord d'un vol Fort-de-France/Paris. Dans l'avion, la jeune femme de 21 ans fait un malaise. Elle décède quelques jours plus tard, à cause de la rupture d’un des six ovules de cocaïne qu'elle avait ingérés.

Le procès des cinq Martiniquais impliqués dans ce trafic de drogue s’est tenu jeudi 7 juin à Créteil, en présence de ses parents et de sa sœur.

Jusqu'à 10 ans de prison

Le verdict a été rendu. Dix ans de prison pour Dylan M., accusé d'avoir fourni la cocaïne à la victime. Cinq ans de prison contre l'homme qui devait récupérer la drogue dans l'hexagone. Relaxe et peine légère pour deux autres mules impliquées dans ce trafic. Cinq ans de prison pour la cinquième prévenue, membre de l'équipe qui organisait le trafic de stupéfiants.


L’avocat antillais Daniel Mugerin représente les proches de Lyvia, la victime. Il a donné leur sentiment à Julie Straboni.

Interview Me Daniel Mugerin avocat des parties civiles


Un accusé nie les faits

Dylan M., 24 ans, petit ami de Lyvia au moment des faits, les a nié au cours de l'audience, malgré des écoutes accablantes. "Il a, par l’intermédiaire de son avocat, sollicité la relaxe. Il a déclaré que feu Lyvia R. était sa petite amie. Que s’il avait été en mesure de l’arrêter dans son projet de transporter de la drogue entre la Martinique et Paris, il l’aurait fait. C’est surréaliste”, explique Me Daniel Mugerin.

Celui-ci poursuit. “Kevin C. (un complice, ndlr) est le seul à avoir exprimé une forme de remord à l’audience pour les membres de la famille. Dylan M. s’est muré dans le silence. Lorsque je l’ai interrogé, il n’a répondu à rien. Il s'est muré non seulement dans le silence mais aussi dans l’agressivité. Considérant qu’il n’avait rien fait, il n’avait pas d’excuse à présenter aux membres de la famille.”

La jeune femme surnommait Dylan M. "Prince"

"Un jour mon prince viendra" a récité le procureur au début de son réquisitoire, estimant que la jeune femme, qui avait fait une tentative de suicide après la diffusion d'images intimes la concernant sur les réseaux sociaux, "était en situation de vulnérabilité" et se "raccrochait" à cette nouvelle relation avec Dylan M. "Il l'a sauvée le prince charmant ?", a-t-il demandé.

"Il ne l'a pas sauvée, il l'a empoisonnée".


"Elle a été empoisonnée mais il n'y a pas de certitude absolue que ce soit par lui", a répondu la défense dans sa plaidoirie. Alors qu'elle évoquait le futur de son client, elle a été interrompue par la mère de la victime: "Et ma fille elle est où ?", a-t-elle crié en pleurs, avant de quitter la salle sur suggestion de la présidente.

Retour au TGI de Créteil en octobre

Le TGI de Créteil devrait statuer sur les intérêts civils des proches de la victime le 26 octobre 2018. 

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