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Nouveau virus en Asie : un premier cas suspect en Australie

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Des passantes portent un masque pour se protéger d'une éventuelle contamination dans les rues de Pékin. ©Koki Kataoka / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun
Un homme rentrant de Chine et présentant les symptômes d'un mystérieux virus, proche du Sras et transmissible entre humains, a été placé à l'isolement à son domicile en Australie, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.
Il s'agit du premier cas suspect en Australie de ce nouveau coronavirus. Un porte-parole des autorités sanitaires du Queensland a indiqué que cet homme est récemment rentré de Wuhan, une ville de centre de la Chine où la grande majorité des contaminations ont été recensées.
 

4 morts

Le virus, de la famille du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) a fait jusqu'à présent quatre morts et plus de 200 contaminations ont été recensées. La responsable de la santé publique dans l'Etat du Queensland (nord-est), Jeannette Young, a indiqué que ce patient se remettait d'une maladie respiratoire à son domicile de Brisbane où les autorités attendent les résultats d'analyses afin de savoir s'il a ou non contracté ce coronavirus. 
 

Contrôles renforcés

L'annonce de ce premier cas suspect  intervient alors que l'Australie a annoncé qu'à compter de jeudi elle procèdera à un contrôle médical renforcé des voyageurs, en provenance de Wuhan, et atterrissant à Sydney. Du personnel travaillant dans le secteur sanitaire ira à leur rencontre pour leur remettre des prospectus, en anglais et en chinois, invitant les personnes qui pensent être atteintes ou qui souffrent de ces symptômes à se faire connaître. Seuls trois vols directs par semaine assurent la liaison entre Wuhan et l'Australie. Ils atterrissent tous à Sydney.

Dans le Pacifique, la Nouvelle-Calédonie a également annoncé la mise en place de mesures de sécurité, à savoir la mise en place de caméras thermiques et de contrôles aux frontières. La Polynésie française se dit également "vigilante" face à l'avancée du virus chinois. 
 

Pas de garanties

Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, a indiqué que ce programme de contrôle pourrait également être étendu à d'autres vols en provenance de Chine et transportant une part importante de passagers en provenance de Wuhan.

Il a cependant souligné que la mise en place de telles mesures ne garantit pas l'arrêt de la propagation de ce virus dans le pays. "Beaucoup de personnes qui en sont atteintes peuvent ne présenter aucun symptôme. Donc, il s'agit d'identifier les personnes présentant un risque élevé et de s'assurer que ces personnes sont au courant et savent comment obtenir des soins médicaux", a-t-il déclaré à la presse mardi à Canberra.

"Il n'y a aucun moyen d'empêcher que cela entre dans le pays si cela devient plus important", a souligné M. Murphy. Cependant, il a souligné que le risque pour les Australiens est "relativement faible" et qu'il n'est pas nécessaire de s'inquiéter. Ce nouveau virus suscite l'inquiétude car il appartient à la même famille que le Sras, qui en 2002-2003, avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, selon l'OMS. Lundi, un expert chinois a confirmé que ce virus est transmissible entre humains.
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