Nouvelle-Calédonie : 6 membres de la société civile interpellent leurs élus dans une tribune sur l'indépendance

référendum nouvelle-calédonie 2020
Noumea
Vue de la ville de Nouméa ©Camille Moirenc / AFP
Dans une tribune publiée ce vendredi dans Libération, un collectif de six représentants de la société civile calédonienne interpelle les élus sur la question de l'indépendance. Il les appelle à reprendre un dialogue constructif, et sortir de leur "dogmatisme".
Ils sont six à interpeller les élus de la Nouvelle-Calédonie dans une tribune publiée dans Libération ce vendredi : la journaliste Jenny Briffa, le dramaturge Pierre Gope, le président du Medef Nouvelle-Calédonie Samuel Hnepeune, le footballeur Christian Karembeu, l'entraineur de football Antoine Kombouare et l'archéologue Christophe Sand-Cubadda. Tous unis par l'inquiétude autour du troisième référendum d'indépendance, et l'absence de dialogue entre indépendantistes et loyalistes selon eux. 
 

Nous, membres de la société civile, l’espérons: nos élus doivent être à la hauteur des enjeux. Depuis le scrutin, les leaders indépendantistes affirment ne vouloir parler que d’une chose: les conditions de l’indépendance. Les représentants loyalistes ont finalement appelé à la discussion tout en adoptant pour certains une rhétorique guerrière. 


Les signataires du textes voient d'un bon oeil la prolongation du séjour de Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, en Nouvelle-Calédonie. Ils espèrent que cela incitera les partis politiques locaux à sortir de leur "dogmatisme" pour pouvoir envisager sérieusement toutes les options possibles pour l'avenir du territoire.
 

Il faut profiter de la dynamique enclenchée par le ministre des Outre-mer pour discuter en profondeur, que ce soit pour aller vers un troisième référendum couperet, ou vers une nouvelle solution consensuelle. La tâche sera difficile, exaspérante, dérangeante ; mais elle est surtout exaltante! En explorant tous les possibles et les impossibles, peut-être convergerons-nous vers une voie insoupçonnée, qui soit à l’image de notre pays?


Pour eux, l'avenir de la Nouvelle-Calédonie ne doit pas forcément passer par un troisième référendum, "couperet" comme ils le disent.
 

Est-ce vraiment l’intérêt du pays ? Economiquement, s’engager à réitérer la même question dans deux ans, c’est continuer à plonger le pays dans l’incertitude et le paralyser.


Pour conclure leur tribune, les six personnalités déclarent que la société civile est prête à accompagner les élus calédoniens tout au long de ce processus de réflexion.