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Nouvelle-Calédonie : Glencore souffle le chaud et le froid sur Koniambo-nickel

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Camion benne Caterpillar mine de nickel Koniambo Nouvelle-Calédonie Alain Jeannin
Alain Jeannin.Transport du minerai de nickel sur le massif du Koniambo
La multinationale des matières premières Glencore a confirmé le sursis accordé à Koniambo Nickel. Mais elle confirme aussi les propos de son PDG. La décision de partir ou de rester serait bien annoncée d’ici le mois de juin.
Était-ce l’effet du soleil qui brillait sur Paris mardi dernier ? Toujours est-il que le Directeur général de la branche nickel Kenny Yves a bien évoqué devant la ministre des Outre-mers un « printemps parisien du nickel après le long hiver traversé par le prix du métal ». La métaphore a sans doute été agréable à entendre pour George Pau-Langevin, car la reprise des cours du nickel est indispensable à l’industrie calédonienne. Ces propos optimistes précédaient la vraie surprise, le sursis accordé à KNS : « Nous nous engageons à continuer l’activité de Koniambo nickel jusqu’à la fin 2016 ». Certes, Kenny Yves a demandé, en contrepartie, la défiscalisation de la centrale à charbon de l’usine, mais, dans le monde de Glencore, quoi de plus normal puisqu’on raisonne d’abord en termes de coûts financiers et budgétaires, un œil rivé sur le cours de l’action en bourse et l’autre sur les cours mondiaux du nickel au LME de Londres.
 

Glencore recadre sa communication

« Nous continuons le Koniambo jusqu’à fin 2016 ». Les mots résonnent et font écho à la City de Londres. L’information exclusive de la 1ere.fr, a été reprise par l’agence Reuters et le Metal Bulletin qui est la bible et la référence quotidienne de la galaxie internationale des matières premières.
Concernant l'avenir de Glencore dans KNS, le MB et la 1ere.fr ont voulu en savoir plus, mais il est impossible de connaitre la stratégie de Glencore en Nouvelle-Calédonie. On ne peut donc s’en tenir qu’aux faits. Il ressort donc d’un échange téléphonique avec le directeur de la communication au siège de la multinationale en Suisse, que les commentaires de Kenny Yves à Paris sont confirmés par Glencore, mais qu’ils ne remplacent pas ceux tenus par Yvan Glasenberg en mars dernier.

Le couperet du mois de juin

« La date limite du mois de juin reste d’actualité pour l’avenir de Glencore dans Koniambo nickel. Glencore annoncera d’ici là ce qu’il compte faire avec sa participation dans l’usine du Nord » précise la communication de la multinationale à Zug. Ces mots font un peu l’effet d’une douche froide après l’annonce de mardi dernier. Pour les métallurgistes et les mineurs du Koniambo, la mise au point a au moins le mérite de la franchise.
Glencore est engagé avec l'usine du Nord jusqu’à la fin de l’année. Mais c’est bien d’ici le mois de juin qu’il dira ce qu'il compte faire en Nouvelle-Calédonie. L'alternative est simple: rester ou partir .
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