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Nouvelle-Calédonie : troisième et vaine tentative d'élection d'un chef de l'exécutif

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Entrée du siège du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie à Nouméa. ©NC 1ère
Les onze membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont tenté mardi pour la troisième fois depuis le 31 août d'élire leur président, mais les divisions entre non-indépendantistes ont à nouveau conduit à l'échec. 
"Il n'y avait qu'un seul candidat en lice, Philippe Germain. Il a recueilli cinq voix et six bulletins étaient blancs", a déclaré à la presse une porte-parole du gouvernement collégial de l’archipel, déjà très autonome.    

Comme lors des deux précédentes tentatives, Philippe Germain, président sortant et candidat de la Plateforme, qui réunit les principaux partis de la droite, n'a pas obtenu la voix du sixième ministre non-indépendantiste mais non membre de la Plateforme. Les cinq membres du gouvernement indépendantistes ont également voté blanc. Ils estiment que "c'est à la droite de se débrouiller" et "n'entendent pas s'en mêler pour le moment".       

Blocage 

De leur côté, les formations non-indépendantistes se renvoient la balle. "Il y a un enfermement de la Plateforme, un refus du dialogue et un certain mépris vis à vis des autres formations politiques. Quand on veut présider un gouvernement collégial il faut être en capacité de discuter", a déclaré Christopher Gyges, appartenant au parti Les Républicains Calédoniens.     

Cette formation réclame une rencontre sur la "feuille de route" du gouvernement aux cinq ministres de la Plateforme, qui dénoncent "une prise en otage" de l'exécutif par "un seul" de ses membres. La semaine dernière, les partis de la Plateforme ont dénoncé "les conséquences dramatiques" de ce blocage, à commencer "par l'arrêt de l'ensemble du processus budgétaire pour 2018.     

Référendum

Le gouvernement sortant est cantonné à l'expédition des affaires courantes. Selon des sources concordantes, le comité des signataires de l'Accord de Nouméa, qui rassemblera les acteurs locaux début novembre à Matignon sous l'égide d'Edouard Philippe, pourrait amorcer une sortie de crise. La Nouvelle-Calédonie traverse une période politiquement sensible avec la tenue au plus tard en novembre 2018 d'un référendum sur l'indépendance.
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