Orpaillage illégal en Guyane : saisies en "quantités industrielles"

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Des soldats français de l'opération Harpie en Guyane, en janvier 2019. ©Jody AMIET / AFP
L'armée française a effectué une vaste action anti-orpaillage en Guyane, dans le cadre de l'opération Harpie, permettant des saisies de matériel en "quantités industrielles", a indiqué jeudi l'état-major. 
L'opération, menée du 6 au 13 septembre, a mobilisé quelque 270 militaires, associés aux forces de sécurité locales dans deux missions distinctes, selon le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major. "En quelques jours seulement, l'action de ces deux sous-groupements a permis la saisie et destruction de très nombreux matériels utilisés par les trafiquants", a-t-il expliqué lors d'un point-presse.
 

Matériel, carburant, mercure et or

"Ce sont des quantités industrielles, une prise vraiment rare", a-t-il ajouté, se félicitant d'avoir "porté un coup d'arrêt à ces activités". Il a notamment décrit la saisie de "plusieurs quads, des dizaines de moteurs, de groupes électrogènes, des concasseurs, des équipements électroménagers, pas moins de 6 m3 de carburant, 1,4 tonne de vivres et 34 kilos de mercure", utilisé pour amalgamer les paillettes d'or. De l'or a également été saisi, en quantité non dévoilée.
    
La première mission a concerné une "zone reculée de Guyane, à 40 minutes de vol de Cayenne ou 6 heures de pirogue". La seconde se trouvait dans la zone de Lipo Lipo, au sud de Maripasoula (ouest). Le bilan 2020 des saisies sera certainement supérieur à celui de 2019, a poursuivi le porte-parole. 
 

Harpie

L'opération Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane mobilise chaque jour des centaines de soldats, gendarmes, douaniers, policiers ou gardes forestiers, déployés sur un territoire plus vaste que l'Écosse, où sévissent environ 10.000 orpailleurs clandestins, souvent venus du Brésil.

En juillet, le parquet de Cayenne avait requis l'ouverture d'une enquête contre X pour "homicides involontaires et blessures involontaires" après la mort de trois militaires un an auparavant, lors d'une opération Harpie. Cinq autres militaires avaient aussi été intoxiqués non mortellement.
 
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