Présidentielle 2022 : "On fait gaffe, à ne pas être comme les autres candidats, qui vont parader dans les anciennes colonies" explique Philippe Poutou

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Philippe Poutou est l'invité de l'émission politique Outre-mer 2022. Face aux jeunes Ultramarins, il livre sa vision des outre-mer avec en fil rouge, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Philippe Poutou, le candidat du NPA est interrogé par Valérie Filain et Thierry Belmont.

S’il reconnait qu’il n’a jamais mis les pieds en outre-mer, faute de moyens et d’opportunités, Philippe Poutou n’en a pas moins un avis bien arrêté sur les territoires ultra-marins et leur devenir.

D’ailleurs, le constat du NPA, le parti anti-capitaliste, dont il le candidat, il l’applique tout aussi bien aux outremers qu’à l’hexagone. Avec en toile de fond une question : le sort des populations dans un système auquel Philippe Poutou, ouvrier d’usine, n’adhère pas. Et des candidats à l’Élysée dont il ne partage pas forcément la vision, notamment pour les outre-mer.

Solidarité avec les outre-mer

Quand on l’interroge sur les outre-mer, c’est donc tout naturellement qu’il évoque "une solidarité" avec les ultra-marins qui vivent dans ce que le NPA considère comme "des anciennes colonies". Pas étonnant donc qu’il parle aussi "d’auto-détermination" et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Pour preuve, sa réponse à une question sur le statut de la Guyane. Philippe Poutou parle sans ambages d’indépendance, à condition bien sûr que ça soit le souhait des Guyanais.

"On imagine que le monde peut être autrement" résume le candidat du NPA. Tout en reconnaissant que ses idées rencontrent généralement la sympathie des électeurs, mais "pas de crédibilité politique". Philippe Poutou l’explique par un sentiment d’impuissance, un climat de résignation distillé par celle qu’il appelle "la classe dominante".

 

Sans avoir de véritable programme pour les outre-mer, le candidat du NPA invite donc chacun à la réflexion.  Sur le partage du temps de travail - son parti est pour la semaine de 32H - sur le partage des richesses ou le vivre ensemble.

Il regrette aussi la  "maltraitance des migrants" à Mayotte ou ailleurs. "On est dans un monde qui ne permet pas l’égalité des droits" assène-t-il.

Quant à la Nouvelle-Calédonie, il invite aussi après ce qu’il qualifie de "référendum foiré", à donner à ce territoire, la possibilité de l’indépendance, un droit pour tous les outre-mer conclu-t-il.