outre-mer
territoire

Les Outre-mer ne sont pas "des zones de relégation" pour jihadistes, assure le ministère de l'Intérieur

politique
place Beauveau
L'entrée du ministère de l'Intérieur, place Beauveau à Paris. ©GUIZIOU FRANCK/HEMIS.FR/HEMIS.FR/HEMIS
Les Collectivités d'Outre-mer ne sont pas considérées comme "des zones de relégation" pour jihadistes, a assuré le ministère de l'Intérieur dans un courrier au Conseil représentatif des Français d'outre-mer (Crefom), qui l'avait interpellé sur le présumé jihadiste Rachid Rafaa.
Le Crefom avait fait part de son indignation, après la fuite de Rachid Rafaa, un Marocain de 40 ans soupçonné d'être lié à des responsables d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis par le Maroc, qui était assigné à résidence depuis le 15 mai 2014 sur la commune de Morne-Rouge (Martinique), dans le cadre d'une procédure d'expulsion vers le Maroc, en attente.
        
Recherché depuis le 27 juillet pour ne pas avoir respecté son assignation, Rachid Rafaa a finalement été arrêté le 23 août par le GIGN de Fort-de-France et la section de recherche de la gendarmerie, puis transféré à la mi-octobre vers une prison de Metz (Moselle).
        

Un courrier envoyé courant octobre

Dans son courrier envoyé courant octobre et rendu public lundi par le Crefom, le ministère répond qu'"en aucun cas les collectivités d'Outre-mer ne sont considérées comme des zones de relégation. M. Rafaa était assigné à résidence en Martinique car ce territoire avait été jugé le plus à même de l'accueillir, tout en limitant ses possibilités de fuite", explique-t-il.
        
"C'est le seul individu faisant l'objet d'un arrêté ministériel d'expulsion qui était assigné à résidence dans un territoire ultramarin", souligne-t-il, rappelant que M. Rafaa n'était pas détenu car "aucune charge le justifiant n'avait été retenue à son encontre par une juridiction française".
        

La question des effectifs des forces de l'ordre en Outre-mer

Le courrier répond également sur la question des effectifs des forces de l'ordre en Outre-mer, que le Crefom juge insuffisants. Le ministère de l'Intérieur rappelle que le gouvernement a mis en place en juin un plan "Sécurité Outre-mer", qui prévoit notamment des effectifs supplémentaires.
        
Le comédien Jean-Michel Martial, nouveau président du Crefom, a salué, lundi dans un communiqué, "le lancement du plan Sécurité Outre-mer", souhaitant que "ces mesures soient mises en place dans les plus brefs délais et répondent aux inquiétudes de la population". Il a réitéré, par ailleurs, une demande du Crefom "que des indicateurs soient bien mis en place pour mesurer l'efficacité du dispositif".
        
Le Crefom, créé en janvier 2014, compte près d'un millier d'adhérents (associations, élus et personnalités), sur tout le territoire national.  
Publicité