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Le "Paris" d’Emmanuel Kasarhérou, responsable au musée du quai Branly [PODCAST]

La rédaction d’Outre-mer la 1ère vous propose du lundi au vendredi sur France 3 sa rubrique Rue des Outre-mer. Cette semaine, direction Paris ! La1ere.fr vous propose d’aller à la rencontre du Calédonien Emmanuel Kasarhérou qui après huit ans a fini par adopter le rythme parisien.
 

© Léia Santacroce
© Léia Santacroce
  • Par Cécile Baquey
  • Publié le , mis à jour le
Dans le bureau d’Emmanuel Kasarhérou au musée du quai Branly trône des piles de dossiers et de livres d’art. Le responsable de la coordination scientifique des collections prépare en ce moment la nouvelle exposition du musée intitulée 20 ans consacrée aux acquisitions du musée dont il est le co-commissaire.

Ouverture le 24 septembre prochain jusqu’au 26 janvier. Cette exposition embrasse le monde entier dans toute sa diversité, du Vanuatu à la Guyane. En pleine préparation de cet événement, Emmanuel Kasarhérou a accepté de donner à La1ere.fr ses impressions de Paris.

 

"Des arbres sans feuilles"

Emmanuel Kasarhérou a grandi en Nouvelle-Calédonie. Enfant, grâce à sa mère parisienne, il a découvert sa famille maternelle ainsi que Paris à l’âge de 4 ans puis à 10 ans. A chaque fois, il venait pendant les grandes vacances calédoniennes en décembre et en janvier, donc en plein hiver. De quoi refroidir n’importe quel humain normalement constitué. Il se soutient de "cette ville minérale et froide avec ses arbres sans feuilles".
 
Ile de la Cité à Paris © Manuel Cohen
© Manuel Cohen Ile de la Cité à Paris


Du temps de Lutèce

Puis avec le temps, les études, Emmanuel Kasarhérou a finalement pris goût à la capitale. Il aime déambuler dans la ville, s’y perdre, imaginer le Paris du temps des Celtes puis des Romains, opérer un retour dans le passé "à Lutèce avec ses arènes et son port en bas de Jussieu". Seul bémol : le manque cruel de nature. Heureusement, Paris dispose de "quelques pastilles vertes" que cet expert en arts premiers connaît fort bien.
Les arènes de Lutèce à Paris © CHRISTOPHE LEHENAFF / PHOTONONSTOP
© CHRISTOPHE LEHENAFF / PHOTONONSTOP Les arènes de Lutèce à Paris


Guide de survie dans le métro

Le conservateur a réussi à se faire à l’indifférence qui règne souvent dans le métro. "Avant, je levais la tête pour voir si je ne voyais pas un ami, un cousin ou un grand-parent de Nouvelle-Calédonie. A Nouméa, on est très attentifs aux autres car on croise toujours un proche quand on se rend en ville". Désormais Emmanuel Kasarhérou ne regarde plus autant les gens et trace sa route dans le métro… comme un Parisien.  
Métro parisien © MIGUEL MEDINA / AFP
© MIGUEL MEDINA / AFP Métro parisien


Le Louvre et la vie romantique

Côté musée, Emmanuel Kasarhérou place bien sûr le Quai Branly où il officie chaque jour en premier lieu. Mais il apprécie Le Louvre, "cette cité de musées dans lequel il est possible de découvrir à chaque fois une œuvre nouvelle" de même que les petits musées comme celui de la vie romantique "placé dans son petit havre de verdure".
 
Musée de la vie romantique © HUGHES Hervé / hemis.fr / hemis.fr / Hemis
© HUGHES Hervé / hemis.fr / hemis.fr / Hemis Musée de la vie romantique
 

Les frères Tang

Le spécialiste d’art océanien n’a pas de café ou de restaurant préféré. Il avoue aimer se rendre chez les frères Tang, le grand supermarché de produits exotiques qui se trouve dans le quartier chinois de Paris. Il n’y a pas meilleur lieu selon lui pour trouver les fruits et légumes qui permettent de concocter en famille des plats du pays. "Chez les frères Tang, il n’est pas rare de croiser un cousin ou un ami de Nouvelle-Calédonie", s’amuse-t-il. Et là, pas question de passer son chemin.  

 

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