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La police va mal y compris dans les Outre-mer, selon une commission d'enquête sénatoriale

Une commission sénatoriale d'enquête a remis son rapport relatif à l’état des forces de sécurité intérieure. Ce rapport est alarmant.  Selon François Grosdidier, le rapporteur de la commission, la situation est la même dans les Outre-mer que dans l'hexagone.
 

Photo d'illustration © PATRICK SEEGER / DPA
© PATRICK SEEGER / DPA Photo d'illustration
  • Lamia Kleiche (stagiaire) / La1ere.fr
  • Publié le , mis à jour le
Pour mener leur enquête qui a duré six mois, les sénateurs de la commission ont mené de nombreuses auditions et sont allés observer les conditions de travail des policiers dans plusieurs villes hexagonales : Calais, Marseille, Coulommiers, Versailles-Satory et Bordeaux. Aucun déplacement n'a eu lieu dans les Outre-mer, en raison de « moyens budgétaires de plus en plus limités », explique à La1ere.fr François Grosdidier, le rapporteur de commission.
 

Constat alarmant

A la suite de cette enquête de 6 mois, le rapport (à consulter dans son intégralité ici) est alarmant. Il pointe du doigt la « sollicitation extrêmement forte des agents, qui entraîne un nombre d’heures non payées effarant et une grande perturbation de la vie familiale ». Des policiers qui travaillent en même temps dans une angoisse constante, liée au terrorisme et aux violences qu'ils subissent de plus en plus fréquemment.
 

"Locaux vétustes"

Face à ces pressions, l’agent est isolé « la police connaît un vrai manque d’esprit de corps, et une séparation entre les différents niveaux de la hiérarchie qui ne permet pas la remontée des informations et des expériences de chacun », détaille le sénateur Grosdidier. Le constat psychologique est donc catastrophique, et au niveau matériel, ce n’est pas mieux : « les locaux sont vétustes, le parc automobile usagé, mettant parfois en danger les forces de l’ordre, et les équipements nettement insuffisants. En bref, il y a un manque crucial de moyen et d’investissement ».
 

Quelles preconisations ?

Le rapport sénatorial détaille 32 propositions et suggère une loi de programmation sur cinq ans, avec un budget de 400 millions d’euros par an.

Nous avons eu du mal à évaluer les chiffres, mais c’est le budget que nous avons estimé pour les investissements à faire en métropole comme en Outre-Mer, car même si l’outre-mer peut rencontrer des points spécifiques, les problématiques sont communes.

- François Grosdidier, rapporteur de la commission
 

 

Le rapport de la commission d'enquête

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