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Pour la première fois depuis cinq ans, la natalité baisse légèrement à Mayotte

9.441 bébés ont vu le jour à Mayotte en 2018. C'est environ 300 naissances en moins par rapport à l'année dernière. 

Nouveau né dans une maternité (photo d'illustration) © DIDIER PALLAGES / AFP
© DIDIER PALLAGES / AFP Nouveau né dans une maternité (photo d'illustration)
  • La1ère.fr (avec AFP)
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Mayotte a enregistré pour la première fois depuis cinq ans une baisse de sa natalité, avec 9.441 naissances enregistrées en 2018, a annoncé vendredi la directrice du centre hospitalier de l'île, Catherine Barbezieux, lors de ses voeux.

Depuis 2013, où 6.560 naissances avaient été enregistrées, selon l'Insee, le nombre d'enfants nés sur l'île n'avait cessé d'augmenter, battant chaque année de nouveaux records absolus, et faisant de l'unique hôpital du département  "la plus grande maternité de France". En 2017, 9.760 enfants avaient vu le jour sur l'île aux parfums.


Une année compliquée pour l'hôpital

La directrice de l'établissement est revenue sur l'année 2018 et notamment sur le mouvement social contre l'insécurité de mars-avril, qui avait bloqué l'île durant plusieurs semaines, obligeant l'hôpital "à aller puiser dans (ses) plus insoupçonnées réserves de courage, d'ingéniosité, de loyauté et d'endurance aussi".

La multitude de séismes (plus de 1.440 secousses d'une magnitude de plus de 3,5) que subit Mayotte depuis le 10 mai dernier, phénomène que "personne n'attendait", a également "généré beaucoup de stress", a-t-elle souligné.


"Titres de recettes"

Catherine Barbezieux a en outre évoqué la mise en place des premiers "titres de recette", sorte de factures remises aux "non assuré sociaux" pour "chaque acte non réglé". Les personnes sans couverture médicale représentent 40% des patients fréquentant l'hôpital, et sont essentiellement originaires des îles voisines des Comores, avait-elle révélé en octobre dernier. 

Cette mesure "symbolique" et non coercitive ne remet pas en cause la gratuité des soins, puisque dans les faits, les personnes n'ayant pas les moyens de payer seront tout de même soignées, mais cela permet de "prendre conscience (...) que le paiement est quelque chose de normal", avait expliqué la directrice.


Lancement de travaux en 2019

Catherine Barbezieux a enfin indiqué que des "travaux urgents" s'échelonneraient de 2019 à 2023 avec la création de deux blocs gynécologiques et de 15 lits supplémentaires en médecine générale ainsi que la construction d'une hélisurface sur site. Elle a aussi rappelé qu'un nouvel hôpital ouvrirait ses portes en 2019, en Petite Terre, avec le premier service de soins de suite et de réadaptation (ancien service de convalescence) de l'île.

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