Quatre Martiniquais condamnés pour la mort d’un homme en 2015 en région parisienne

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Cour d'assises de Melun
Cour d'assises de Melun ©MARTIN BUREAU / AFP
Des peines de 2 à 12 ans de prison ont été prononcées à l’encontre de quatre Martiniquais, dans une affaire de violences en réunion ayant entraîné la mort d’un homme, sur fond de trafic de drogue. Les faits remontent à 2015 et se sont déroulés à Savigny-le-Temple.
Cinq jours de procès et sept heures de délibération le procès de quatre Martiniquais. Et à l’issue, des peines allant de 2 à 12 ans de prison pour ces hommes âgés de 26 à 29 ans.
 

Violences en réunion


Jérémie F., Oliver L., Andrea L. et Ellery S. étaient jugés à la cour d’assises de Melun (Seine-et-Marne) dans le cadre de l’affaire de la mort de Vincent Voltigeur. Les trois derniers ont été reconnus coupables de "violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner".
 

Trafic de drogue


Leur victime : Vincent Voltigeur, un homme de 34 ans. Tous sont impliqués dans un trafic de drogue entre l’hexagone et les Antilles. Quelques mois avant l’agression mortelle, Vincent Voltigeur aurait dérobé une mallette remplie de 2 kg de cocaïne à un couple de Martiniquais et l’aurait revendue.
 

« Où est l’argent ? »


Alors, dans la nuit du 9 au 10 juillet 2015, les quatre hommes se présentent à son domicile de Savigny-le-Temple, visages à découvert. "Où est l’argent ?", auraient-ils demandé à la victime, selon sa compagne. Le couple est roué de coups, Vincent Voltigeur laissé dans une mare de sang et sa compagne enfermée dans les toilettes. L’homme décède quelques heures plus tard à l’hôpital.
 

Responsabilités


Selon Le Parisien, Vincent Voltigeur dormait avec une arme à feu par peur des représailles. S’ils reconnaissent leur présence sur les lieux, chaque accusé s’est renvoyé les responsabilités au cours du procès. Ils étaient également jugés pour avoir enfermé la compagne de la victime dans les toilettes et pour avoir dérobé des tablettes, des téléphones et des sacs avant de prendre la fuite. L’enquête avait été confiée à la police judiciaire de Versailles.