Quatre trafiquants de crack guyanais condamnés de 18 mois à cinq ans de prison

trafic de drogue
Justice
Justice - Image d'illustration ©Pixabay
Le tribunal correctionnel de Paris les a condamnés pour leur participation à un trafic de crack démantelé dans la capitale. Les policiers ont saisi plus de 800 grammes de cocaïne lors de leur interpellation.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi quatre Guyanais âgés de 20 à 43 ans à des peines de 18 mois à cinq ans d'emprisonnement pour leur participation à un trafic de crack démantelé à Paris début septembre. L'enquête a établi que les quatre hommes occupaient chacun un rôle précis dans la logistique de la filière: "revendeur", "cuisinier", "mule" et "importateur" de crack, un dérivé de la cocaïne fumable, bon marché et très addictif surnommé la "drogue du pauvre".

Les policiers ont d'abord identifié fin juin Josué Perlet, 43 ans, aux abords d'une station de métro parisien. Sa filature leur a permis de remonter jusqu'à Marvin Fowler, 41 ans, originaire du Guyana, "cuisinier" du réseau, mais aussi revendeur dans le secteur de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ensuite, Rolston Barnett, originaire de Cayenne, "pierre angulaire" du dossier selon la procureure, était chargé d'importer la cocaïne depuis la Guyane, où il recrutait des "mules" chargées de transporter la drogue incorporée dans des ovules ingérés.

Un "fléau"

Tous les trois ont été interpellés en août dernier au retour d'un voyage à Cayenne, aux côtés d'une "mule", Jérémy H. âgé de 20 ans. Lors de leur arrestation, les policiers ont mis la main sur une centaine d'ovules, pour un total de 844 grammes de cocaïne, une balance de précision et du matériel de conditionnement dans un hôtel du Xème arrondissement de la capitale.

Dans son réquisitoire, la procureure a rappelé la toile de fond "internationale" du trafic de stupéfiants et plus précisément du crack, "véritable fléau à Paris" et demandé des peines de dix mois à cinq ans d'emprisonnement pour les prévenus. Elle a également battu en brèche leurs affirmations, selon lesquelles les policiers avaient exagéré leur rôle dans le trafic. "On ne peut pas dire que tout est inventé par la police", a balayé la magistrate, jugeant "un peu facile de remettre en cause l'intégrité de la procédure".

Les avocats de la défense ont plaidé pour leurs clients la relaxe ou des peines modérées pour privilégier leur "accompagnement".