Des renforts policiers envoyés en Martinique pour endiguer les violences

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Les policiers demandent aux élus et au gouvernement de se "remuer" contre la violence en Martinique
Voiture de police à Fort-de-France. ©© MARTINIQUELA 1ÈRE
Huit policiers vont être envoyés en Martinique en mars, a annoncé le gouvernement jeudi 13 février. Les ministres de l'Intérieur et des Outre-mer affirment vouloir endiguer les homicides et les violences plus "importants" qu'en métropole. 
 
Quatre agents de la police judiciaire et quatre personnels déjà habilités au sein de la Brigade anti-criminalité (BAC) vont venir renforcer les effectifs de la police nationale en Martinique dès le mois de mars 2020, dans le but de faire face à une "utilisation croissante des armes sur ce territoire", ont annoncé dans un communiqué commune les ministre des Outre-mer, Annick Girardin, et de l'Intérieur, Christophe Castaner, jeudi 13 février. 
 

Hausse des homicides, des violences et des trafics

Ces effectifs supplémentaires viennent prolonger le renfort de 49 effectifs de police et de 10 militaires de la gendarmerie nationale réalisé depuis 2016, selon les ministres. Au total, la Martinique compte 1 374 policiers et gendarmes. "Nous ne laisserons pas la violence s’installer, promet Christophe Castaner. Nous ne baisserons pas les bras. Ces renforts sont une preuve supplémentaire de notre engagement sans faille." "Ces renforts supplémentaires viendront appuyer les 686 policiers et 688 gendarmes sur place qui agissent déjà en faveur de la protection des habitants de Martinique, complète Annick Girardin. Il n'y a pas de fatalité à l'insécurité dans ce territoire, ni dans aucun autre."

Dans la nuit du 9 au 10 février, un agent de police du GAN (Groupement d'appui de nuit) avait été blessé suite à des échauffourées dans le quartier Pelletier de la commune du Lamentin. Déjà, à l'automne dernier, la député de MArtinique Josette Manin avait interpellé le gouvernement au sujet de la hausse des homicides dans le département, dénonçant "les actes de violences avec armes à feu" en inquiétante progression. Josette Manin s'inquiètait également de la hausse des trafics d'armes et de drogue. "La Martinique ne doit pas devenir une zone de non-droit", avait demandé l'élue martiniquaise.