Manifestation, littérature, musique : les sorties de la semaine (06/11/20)

sorties de la semaine
Sorties de la semaine (6/11)
©Outre-mer la 1ère
Un week-end de solidarité polynésien sur Facebook, des livres sur le Black Power, sur le rap et la respiration; et le clip de Sheena : voici l'actualité de la  semaine (06/11/20)

Manifestations

Projet E-Amui (ensemble en langue polynésienne). Une page FaceBook pour de la solidarité et de la visibilité. Du samedi 7 nov. 10h (heure de Paris) au dimanche 8 à 18 h. Elle sera ouverte à toutes les personnes qui peuvent apporter du réconfort ou de la gaîté, artistes, artisans, mais aussi anonymes. Après l’instauration du confinement en mars dernier, et l’annulation des différentes manifestations, Temaeva Tetuamanuhiri réagissait en créant, fin mai, un e-festival polynésien. En attendant la deuxième édition (en décembre, avec concours de danse, ateliers, etc…), et devant le succès de son initiative, elle ouvre donc cette page FB, en compagnie de Marotea Ahtchoy. "On est plus fort, si on est ensemble face à l’adversité.Temaeva promet des intervenants en provenance de la Polynésie, de l’Hexagone et du Mexique. Page FB : E-Amui. Ces week-ends devraient se tenir jusqu’au prochain déconfinement.
 

Livres

Black Power de Sophie Rosemont (GM Editions). En 1966, lorsque l’étudiant afro-américain Stokely Carmichael emploie pour la première fois l’expression Black power, il n’imagine pas un seul instant qu’elle passera à la postérité et deviendra un concept définissant, entre autres, un pan de la culture américaine. Dans Black Power, le livre de Sophie Rosemont, l’universitaire Pap Ndiaye le définit comme "la valorisation d’identités et de personnes d’origines autrefois méprisées.". Des personnes qui s’expriment bien sûr en musique, mais aussi en littérature, dans le cinéma, voire dans le sport. De Sun Ra à James Brown en passant par Toni Morrisson, Oprah Winfrey, ou encore Jean-Michel Basquiat, cette galerie de portraits rappelle la "force mentale, la persévérance et l’ingéniosité" de cette communauté dont le combat se poursuit de nos jours avec le mouvement Black Lives Matter. Ne serait-ce que pour le plaisir, et surtout pour les photos, Black Power est à lire de toute urgence. D’autant plus que l'actuelle présidentielle américaine a remis sur le devant de la scène la fracture raciale qui divise la première puissance mondiale.
Black power de Sophie  Rosemont
Les 5 temples. Réveillez votre puissance intérieure de Timothy Mirthil (Tana Editions). En ces temps de confinement, voici un livre qui sort bien à-propos. Les 5 temples. Réveillez votre puissance intérieure propose des exercices pratiques pour se redonner du souffle et reprendre le contrôle de soi. Adepte de la méthode Ethos Flow qui relie la respiration, le mouvement et la visualisation, notre confrère et collègue Timothy Mirthil nous aide à mieux ressentir nos cinq temples que sont le cerveau, le ventre, le sexe, le cœur et la respiration. L’objectif : mieux vivre dans ce monde bouleversé.
Les 5 temples de Timothy Mirthil
Une brève histoire du rap de Thomas Guillaumet et Thibaut Lamadeleine (Mareuil Editions). Longtemps méprisé par les maisons de disques en France, le rap s’est finalement imposé comme le genre musical le plus écouté, dans l’Hexagone et certains territoires d’Outre-mer. En partant des années 70 jusqu’à nos jours, Une brève histoire du rap remet en perspective les acteurs et les courants les plus significatifs de la musique rap.
 

Clip

Fanm de Mamzel Sheena, Khory. "Je suis cette femme qui se bat pour prendre sa place / Ca passe ou ça casse / Je suis celle qui a mis un uppercut à un cancer / Je fais partie de celles que tu as négligées, humiliées. Je suis fanm."  Mamzel Sheena nous propose une chanson engagée à l’adresse des femmes, « mais qui peut tout aussi bien concerner les hommes » précise-t-elle. "Soyez fier-ère de ce que vous êtes. Ne vous arrêtez pas à un regard déplacé, assumez un caractère bien trempé." Fanm est aussi une chanson autobiograpique, à ranger dans une éventuelle case de rap, hip-hop caribéen. Et pour cette artiste que l’on a d’abord connue en tant que danseuse puis chorégraphe, c’est seulement le deuxième titre, si l’on excepte les contributions à des "compils" ; le premier en 2006 étant une reprise de Kay Manman de Jocelyne Beroard. Femme active, Mamzel Sheena tient par ailleurs une épicerie sociale à Etampes, mais aussi au Gosier en Guadeloupe. Chez elle, l’engagement n’est pas un vain mot.










 
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