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Treize ans de réclusion pour le gourou guadeloupéen jugé pour viol sur des adolescentes

Joseph, le Guadeloupéen jugé pour le viol de deux sœurs mineures a été condamné à 13 ans de prison par la cour d’Assises de l’Essonne. La mère martiniquaise des deux filles qui le considérait comme son gourou a écopé de deux ans de prison avec sursis.

Le box des accusés, à la cour d'assises d'Evry (Essonne) © Gaëlle Malet
© Gaëlle Malet Le box des accusés, à la cour d'assises d'Evry (Essonne)
  • CB avec Tessa Grauman
  • Publié le , mis à jour le
La Cour d’Assises de l’Essonne a rendu son verdict dans cette affaire particulièrement sordide jugée à huit-clos. Joseph, 53 ans, Guadeloupéen, qui droguait et violait deux jeunes sœurs rencontrées dans une église évangélique a été condamné à 13 ans de prison. Son nom sera inscrit sur le fichier des délinquants sexuels. Il ne pourra exercer aucune profession ou activité en lien avec des mineurs.

Complicité de la mère

La mère martiniquaise des deux jeunes filles a également été condamnée pour complicité à deux ans de prison avec sursis. Les débats lui auraient permis de réaliser son aveuglement face à celui qu’elle prenait pour son guide spirituel.

Une histoire révélée

Cette mère avait accepté que le gourou récupère et élève le bébé issu du viol de l’une de ses filles. Cet enfant a aujourd’hui 14 ans. Elle a découvert toute son histoire au moment de l’instruction du procès.

Plainte en 2013

Il aura fallu neuf pour que l’une des deux sœurs victimes des viols de Joseph se décide à porter plante en 2013. Entre-temps, elle avait avorté à l’âge de 14 ans. Sa sœur s’était, elle, laissé convaincre de confier son bébé au couple formé par Joseph et son épouse. Ils l’élèveront en le faisant passer pour leur propre enfant avec le consentement de la mère des deux jeunes filles.

Troisième victime

L’enquête de la police avait révélé une troisième victime, une cousine des deux sœurs qui est également tombée enceinte du gourou. Mais ce troisième cas n’a pas fait l’objet de poursuite pour viol. Il a été requalifié en abus de faiblesse et l’accusé a finalement bénéficié d’un acquittement partiel concernant ces faits. 

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