Un adolescent réunionnais victime d'une rixe en région parisienne

violence
Des fleurs ont été déposées à l'endroit où Lucas est décédé, à Fleury-Mérogis. ©Pierre Lacombe
Lucas, un jeune réunionnais de 17 ans, a été retrouvé en état de mort cérébrale, ce mardi 26 juillet, à Fleury-Mérogis (Essonne). L'adolescent, originaire du quartier de Terre-Sainte à Saint-Pierre, a été victime d'une violente agression alors qu'il rentrait chez lui.

Il venait d'avoir son BAC, à presque 18 ans. Lucas, jeune réunionnais vivant à Fleury-Mérogis, est décédé brutalement aux alentours de 21 heures, mardi 26 juillet. Les forces de l'ordre l'ont retrouvé en état de mort cérébrale, gisant sur le sol. Le jeune homme a ensuite été transféré à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. Le lendemain, mercredi 27 juillet, Lucas succombe à ses blessures. Le Réunionnais avait été frappé à coup de barres de fer et de marteau.

D'après les premiers éléments recueillis sur place, il s'agirait d'une rixe entre jeunes de quartier de la commune de Fleury-Mérogis et d'Évry Courcouronnes, pour une affaire d'argent.

"Au mauvais endroit, au mauvais moment"

Olivier Cozani, maire de la commune de Fleury-Mérogis, a mis les drapeaux en berne au-dessus de l'hôtel de ville. L'édile évoque "beaucoup d'émotion" et une "ville en deuil".

. ©Pierre Lacombe

"C'était un jeune qui avait toute sa vie devant lui. Il n'était pas dans les soucis, juste au mauvais endroit, au mauvais moment", précise Olivier Cozani. "L'attaque était ciblée contre un habitant de Fleury-Mérogis. Ils en ont trouvé un, malheureusement, c'est tombé sur Lucas."

Peu de témoignages

Une enquête a été ouverte par le parquet d'Evry pour tenter de recueillir des témoignages. Les agresseurs de Lucas sont encore non identifiés. "On a beaucoup de mal à recueillir des témoignages parce que les personnes ont peur de représailles et ont des difficultés à dire ce qu'il s'est passé", explique la procureure de la République d'Évry, Caroline Nisand.

Pour le maire de Fleury-Mérogis, pas de doute, les agresseurs sont des "meurtriers" : "il faut qu'il soit jugés et condamnés. Il faut que justice soit faite", déclare-t-il.

Une veillée a été organisée ce mercredi, en hommage à l'adolescent et en soutien à sa famille endeuillée. Une marche blanche devrait avoir lieu dans les prochains jours.