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Vale : de la sueur mais pas de larmes pour l’usine de nickel-cobalt de la Nouvelle-Calédonie

Vale et son optimisme prudent. L’évolution permanente de l’offre et de la demande mondiale de nickel et de cobalt est difficile à anticiper. L’usine du Sud en Nouvelle-Calédonie doit répondre et s’adapter. Plus question de la fermer, mais au contraire de la rentabiliser.
 

Usine de nickel du mineur brésilien Vale (VNC) sur le site de Goro Nickel en Nouvelle-Calédonie. © AFP
© AFP Usine de nickel du mineur brésilien Vale (VNC) sur le site de Goro Nickel en Nouvelle-Calédonie.
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le
Fabio Schvartsman, Président-directeur général de la multinationale minière, a commenté les résultats financiers du troisième trimestre 2018 (T318). Le document complet est accessible en langue portugaise. Selon le PDG de Vale, la société apporte désormais des performances opérationnelles saines, elle bénéficie de prix plus élevés pour ses matières premières, avec des coûts moindre et une gestion rigoureuse de son capital. "Notre chaîne d’approvisionnement est flexible" précise Fabio Schvartsman.
 

Les résultats contrastés du nickel

Concernant L'EBITDA des métaux de base qui est un indicateur financier américain correspondant approximativement à un excédent brut d'exploitation (EBE) français, Vale relève néanmoins une baisse de 709 millions de dollars de ses résultats (2,1 milliards de dollars), principalement en raison de la baisse des prix du nickel, du cuivre et du cobalt, mais aussi d’opérations de maintenance et de baisse de production sur ses sites canadiens de Sudbury. "Nous sommes en train de restructurer nos activités en vue d’optimiser nos coûts de production. Nous établissons les bases permettant au secteur du nickel de générer des flux de trésorerie solide, quels que soient les prix, tout en étant vigilant à l’effet positif de la demande pour les voitures électriques".

Le groupe brésilien précise toutefois que le prix moyen de ses produits en nickel a été de 14.092 dollars la tonne (6,39 dollars la livre) au 3T18, dépassant de 826 dollars la moyenne des prix de la Bourse des métaux de Londres (LME). Pour Vale, la demande mondiale en nickel reste positive, dans un contexte de forte diminution des stocks mondiaux.
 

De la sueur mais pas de larmes

Pour l’usine du Sud de la Nouvelle-Calédonie, Vale étudie "toutes les options viables pour stabiliser et rentabiliser le complexe industriel, pour en faire une entreprise rentable sur le long terme". Un plan d'amélioration de la performance est à l’étude, pour augmenter la production de nickel et de cobalt, afin de répondre à la demande du marché des batteries électriques. Vale fera une annonce, "peut-être", d’ici la fin de l’année 2018. Le dernier rapport trimestriel du groupe minier souligne une baisse des exportations de certains types de nickel par VNC (-8 % à -20,2 %) en raison notamment d’une diminution des volumes de minerai traités. Une réponse a été apportée avec la livraison de nouveaux camions de transport venus s'ajouter à la flotte de l'usine calédonienne.
 

Une usine qui répond au marché

Le groupe indique encore que l’usine de Goro a vendu du nickel directement sur le marché mondial, en réponse à une demande des producteurs de batteries électriques. Le marché du cobalt reste lui relativement prometteur mais il subit la concurrence du…Nickel pour les batteries électriques. La production de cobalt de VNC a atteint 460 tonnes au 3T18, soit 6,9 % de moins qu’au 2T18. Elle a été impactée négativement par la baisse des volumes livrés par la mine de Goro. Afin d’optimiser la valeur du cobalt calédonien, en fonction des conditions actuelles du marché et notamment de la demande des voitures électrique, l'exploitation minière de VNC "est en cours de révision, d’optimisation".

Le cobalt entre dans la composition notamment des piles à haute densité d’énergie. En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs dans le monde, il est principalement un sous-produit des mines de nickel ou de cuivre. Le cours du cobalt est actuellement de 60.000 dollars la tonne, soit une baisse de plus de 27 % en quelques moins, en raison du potentiel énorme de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans l'immédiat, l'usine du Sud bénéficie d'un avantage considérable car elle peut répondre à la demande immédiate du marché mondial du nickel et du cobalt. Mais à moyen terme d'autres usines, de part le monde, entreront en production d'où la nécessité d'optimiser les coûts de production de VNC Nouvelle-Calédonie.  



 

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