VIDEO. À la 1ère page : Esther Eloidin

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L'émission littéraire reçoit Esther Eloidin pour son livre instructif et coquin sur "Quatre siècles de chansons grivoises et paillardes aux Antilles-Guyane". L'essai de l'ethnomusicologue martiniquaise traite de l'évolution de la société antillo-guyanaise à travers les textes de chansons grivoises.

Résumé de "Quatre siècles de chansons grivoises et paillardes aux Antilles-Guyane" 

Aux Antilles-Guyane, la pratique musicale et culturelle originale est peu documentée. Elle est pourtant diffusée partout, transmise par le bouche-à-oreille, de générations en générations, façonnée par l’histoire et ses transformations sociales. Elle est notamment transmise pendant les carnavals, les repas entre amis ou sur les scènes des salles de spectacles par le biais de chansons grivoises et paillardes. 

Quatre siècles de chansons grivoises et paillardes aux Antilles-Guyane, chez Caraibéditions, redonne à ce répertoire la place qui lui revient dans nos sociétés ultramarines. 

L'auteure : Esther Eloidin

Esther Eloidin a grandi en Martinique dans la commune du Morne Rouge. Ce lieu reste sa source d'inspiration et son sas de décompression. Amoureuse des mots et notamment des jeux de mots, elle s'intéresse à ce répertoire particulier depuis plus de vingt ans. Florent Charbonnier, directeur de Caraïbéditions, la contacte suite à une enquête en ligne, lancée dans le cadre de ses recherches universitaires. Très intéressé par le sujet, l'éditeur a eu envie de publier un ouvrage de vulgarisation du travail de la chercheuse afin de le rendre accessible au plus grand nombre. 

Retrouvez tous les épisodes de la nouvelle émission littéraire, en cliquant sur le titre : A la 1ère page

Réalisation : Jean-Luc Benzimra
Graphisme et Animation : Joël Cimarron
Copyright France Télévisions 2021

Lecture d'un extrait de "Quatre siècles de chansons grivoises et paillardes aux Antilles-Guyane" (p.23)

Chers parents, vous avez tous chanté des comptines à vos enfants.

Nous vous faisons grâce des berceuses françaises telles "Au clair de la lune", "Ne pleure pas Jeannette", "À la claire fontaine" et bien d'autres chansons obscènes soufflées à l'oreille de vos tout-petits. Arrêtons-nous juste un instant sur notre répertoire antillo-guyanais.

Il n'est pas sûr qu'après avoir découvert le sens caché de ces textes, vous continuerez à les entendre de la même façon.

Cela est aussi vrai pour les chansonnettes des cours de récréation. Certaines apparues à partir des années 60, relevant carrément de l'obscénité pure et dure. Pas sûr que ces jeunes d'alors osaient les chanter à tue-tête devant leurs parents ou leurs enseignants.

Au-delà de leur fonction divertissante, que nous révèlent ces chansons ?