VIDEO. Max-Auguste Dufrenot, un Martiniquais ouvert sur le monde

tranches de vie

Max-Auguste passe de longues années à enseigner à l'étranger avant de revenir chez lui en Martinique. Paradoxalement ou non, cela lui a permis de se retrouver. Âgé de 75 ans il se sent plus que jamais Martiniquais.

Étudiant dans l'hexagone Max-Auguste veut découvrir l'Afrique. Marié à une Togolaise il embarque pour le pays de sa femme comme coopérant. Il y fonde la première faculté de médecine. Le couple y élève aussi ses enfants. Max apprend le Mina car "Pour moi, pour bien comprendre la psychologie des gens il faut comprendre leur langue." Il reste seize ans au Togo, "L'Afrique m'a énormément fait mûrir parce que j'ai trouvé des gens qui étaient normaux. Ils n'ont pas honte d'eux."

Mais c'est en Haïti que Max-Auguste va se retrouver, "En Afrique j'étais bien mais en Haïti j'étais comme chez moi ." Il s'exprime en créole auprès de ses élèves. Il réalise à quel point leurs cultures respectives sont proches. Il y rencontre même sa seconde épouse, une Martiniquaise, "C'est en Haîti que j'ai fait la connaissance d'une Martiniquaise et ça m'a ramené dans ma culture."

Après quasiment une vingtaine d'années passées loin de son île, Max-Auguste fait un constat, "Je suis redevenu moi-même, mais avec l'expérience que j'ai eu." Il devient finalement "normal" en s'acceptant tel qu'il est, comme ses amis africains.

Et que sont devenus l'indépendantiste, puis le souverainiste qui l'habitaient ? Afin de prendre le problème autrement, Max-Auguste affirme que c'est à la société française de changer. Il lui suffit d'accepter sa multiculturalité grâce notamment aux Outre-mer.