Ce qu’il faut retenir du Plan climat de Nicolas Hulot pour les Outre-mer

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Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique
Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique ©DR
Transports, énergies renouvelables, pesticides, déforestation… Nicolas Hulot a présenté ce jeudi 6 juillet un plan climat très complet pas vraiment chiffré. A plusieurs reprises, le ministre de l’Environnement a évoqué les Outre-mer. 

Améliorer le quotidien des Français

C’est probablement la mesure la plus concrète du plan Climat présenté ce jeudi au ministère de l’Environnement. Nicolas Hulot propose aux automobilistes les plus modestes des aides pour changer leurs voitures. Les véhicules diesel antérieurs 1997 et les voiture à essence antérieures à 2001 bénéficieront de ces primes.

Pour l’instant le ministre ne précise pas le calendrier et le montant de ces aides. Les bénéficiaires pourront acheter une voiture neuve ou d’occasion.
 

Consommer sa propre énergie

Nicolas Hulot veut amplifier et accélérer la loi de transition énergétique lancée par Ségolène Royal en faveur des énergies renouvelables. Le ministre souhaite que les Français soient encouragés à produire et consommer leur propre énergie solaire.
 

En finir avec les énergies fossiles

"Les énergies fossiles appartiennent au 19e et 20e siècle" estime le ministre de l’Environnement qui a décidé d’interdire tout nouveau permis d’exploitation sur tout le territoire français afin qu’en 2040, la France ne produise plus d’hydrocarbures. Lisez sur ce point l'article de La1ère. 

Accélérer la production d’énergies renouvelables

"On ne peut pas être contre tout en France", estime Nicolas Hulot qui cite les projets d’énergies renouvelables qui font l’objet de recours sans fin. "Entre un appel d’offre et la mise en place d’une éolienne offshore, il peut se passer quinze ans. Or en quinze ans, la technologie est dépassée, souligne le ministre. Il faut trouver un moyen d’aller plus vite". Nicolas Hulot propose que les appels d’offre en particulier en Outre-mer soient publiés et consultables par le public.

Pesticides et fongicides : marge de progression

L’agriculture est aujourd’hui le deuxième secteur émetteur de gaz à effet de serre, derrière les transports, par l’utilisation d’engrais notamment. Le ministre de l’Environnement déclare : "nos marges de progression en matière de fongicides, pesticides, insecticides est évidente", sans donner plus de précision. Il ajoute que les agriculteurs sont les premières victimes de ces produits. La semaine dernière, le sujet des pesticides et des épandanges aériens ô combien polémique aux Antilles avait donné lieu à une passe d'armes au sein du gouvernement. 


Lutter contre la déforestation

En s’attaquant à la "déforestation importée", c’est-à-dire l’importation de produits qui conduisent à la destruction des trois grandes forêts tropicales du monde dont l’Amazonie, Nicolas Hulot compte lutter contre ce fléau, responsable selon le ministère de 10% des émissions de gaz à effet de serre.

En Guyane, un projet industriel d'extraction d'or, dénommé Montagne d'or suscite de nombreuses interrogations qaunt à son impact sur la forêt parmi les ONG environnementalistes. La Fondation Hulot avait d'ailleurs demandé un moratoire sur ce projet en mars dernier.

S’adapter au changement climatique

Selon le ministère de l’Environnement, dans les Outre-mer (sauf Saint-Pierre et Miquelon) les températures pourraient augmenter fortement (jusqu’3,5°), alors que les précipitations devraient diminuer, en particulier pendant la saison sèche. Le gouvernement va publier un nouveau plan d’adaptation au changement climatique avant la fin de l’année. L’un de ses objectifs : mieux protéger les Français face aux événements climatiques extrêmes.