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Chlordécone : "La responsabilité de l'État est reconnue et engagée", admet Annick Girardin

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Annick Girardin, ministre des Outre-mer, lors de l'audition par la commission d'enquête sur le chlordécone, le 15 octobre 2019. ©DR
Après Agnès Buzyn et Frédérique Vidal hier, c’est au tour d’Annick Girardin, ministre des Outre-mer, d’être auditionnée par la commission d’enquête sur le chlordécone. La ministre des Outre-mer a reconnu la responsabilité de l'État dans le scandale. 
C'était une attente très forte de la commission d'enquête : reconnaître la responsabilité de l'État dans le scandale du chlordécone. Pendant son audition ce mardi 15 octobre, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, l'a dit : "La responsabilité de l'État est certaine [...], reconnue et engagée". 
 
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"Merci, je suis très touché par votre déclaration", lui a répondu Serge Letchimy, député de la Martinique et président de la commission, qui avait déclaré quelques minutes avant : "responsabilité collective, ça ne veut rien dire, ça veut dire tout le monde donc personne.

La veille, lors de l'audition de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, le député s'était emporté, expliquant être "un homme blessé". Le député avait accusé la ministre de "noyer le poisson" face à la responsabilité de l'État dans la gestion de la crise.
 
Ce mardi, la ministre des Outre-mer a également reconnu que "la prise de conscience sur la pollution au chlordécone a été tardive". 

La commission poursuivra ses auditions jeudi 17 octobre avec celle de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture. Elle rendra ses conclusions en décembre. 
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