Un député demande qu'une rue porte le nom d'Ibrahim Ali à Marseille

racisme
Saïd Ahamada, député LREM
Saïd Ahamada, député LREM ©AFP
Le 21 février 1995, un jeune marseillais d’origine comorienne Ibrahim Ali, âgé de 17 ans, était tué par des colleurs d’affiche du Front national. 24 ans après, le député Saïd Ahamada natif de La Réunion demande que le chemin où Ibrahim Ali a perdu sa vie soit rebaptisé de son nom.
 
Le 21 février 1995, dans le 15e arrondissement de Marseille, Ibrahim Ali et ses amis rentrent chez eux après une répétition de Rap. C’est la nuit. Ils tombent sur trois colleurs d’affiche du Front national. Ils courent pour ne pas rater leur bus et là deux des militants du FN tirent, l'un des jeunes, Ibrahim Ali s'effondre. Ce jeune comorien de 17 ans meurt une demi-heure plus tard.
 

Engagement en politique

Saïd Ahamada n’a jamais oublié ce drame. En 2013, il confiait à La1ère que "cet événement l’avait poussé à s’engager politiquement".

J’ai pris alors une réalité en pleine face", affirmait Saïd Ahamada. "J’avais 23 ans à l’époque. Aujourd’hui, avec le recul, je ne suis pas sur que je calmerais les jeunes comme je l’avais fait à l’époque. Je me souviens que Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille avait promis de baptiser un collège ou un lycée, Ibrahim Ali, il ne l’a jamais fait".

 

Pétition en ligne

Aujourd’hui député de LREM, Saïd Ahamada a décidé de lancer une pétition en ligne pour demander que l’endroit où Ibrahim Ali a perdu la vie, chemin des Aygalades à Marseille, soit rebaptisé de son nom.

Cette revendication n’est pas secondaire. Elle signifie pour de nombreux Marseillais la marque et la volonté d’une identité commune et indivisible, dépassant les clivages et sans laquelle notre ville n’a aucune chance de prospérer".

-Saïd Ahamada, député LREM

►Pour en savoir plus sur le meurtre d'Ibrahim Ali, regardez BRUT réalisé en 2018 ci-dessous :