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Documentaire : "Basquiat, un ado­lescent à New York"

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Jean-Michel Basquiat ©Alexis Adler / Magnolia Pictures
Dans "Basquiat, un ado­lescent à New York", actuellement dans les salles de l'hexagone, la réalisatrice Sara Driver revient sur quatre années de jeunesse du fabuleux peintre américain d'origine haïtienne et portoricaine, décédé d'une overdose d'héroïne en 1988 à l'âge de 27 ans.  
Trente ans après sa mort, Jean-Michel Basquiat (1960 – 1988) est considéré comme l’un des plus grands artistes du XXe siècle. Créateur prolifique, il a également révolutionné les différentes formes d’expression de l’art plastique contemporain. Dans "Basquiat, un adolescent à New York", qui vient de sortir dans l'hexagone, la productrice et cinéaste Sara Driver relate sur quatre années, de 1978 à 1981, une partie de la jeunesse de Basquiat. A l’époque, le futur chouchou des grandes galeries vit dans la rue ou squatte chez des amis depuis l’âge de 16 ans. Il tague, écrit et peint sur les murs de New York, signant sous le pseudonyme de Samo.
 

Effervescence 

New York est alors en pleine effervescence musicale, cinématographique, littéraire et picturale, mais aussi marqué par de fortes inégalités sociales, un racisme rampant, une criminalité galopante et des trafics de drogue. Une partie de la mégalopole est ravagée, et c’est souvent dans ces lieux que s’inscrivent les talents de Basquiat - comme d’autres artistes d’ailleurs - notamment des musiciens qui vont générer les courants du hip hop et du punk rock, entre autres. Le film de Sara Driver, constitué d’images d’archives et d’interviews de témoins privilégiés qui ont fréquenté Basquiat, est de ce fait non seulement un film sur cet immense créateur, mais dessine également une fresque sociologique de cette époque.
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