La Guyane, Wallis et Futuna au 47e Festival de Gannat Les cultures du monde

danse wallis
La Guyane, Wallis et Futuna au 47e festival des cultures du monde (Gannat)
La Guyane, Wallis et Futuna au 47e festival des cultures du monde (Gannat) ©CB
L’Observatoire régional du carnaval guyanais, l'association musicale Dokonon, les Divas Paré maské ainsi que les Wallisiens de Felave’i Fiafia participent au 47e festival de Gannat Les cultures du monde en Auvergne jusqu’au 1er août. Un festival réduit à cinq jours en raison de la crise sanitaire.

A Gannat cette année, au Festival Les cultures du monde, quand on n’est pas vacciné, ça commence par un test PCR. Avant de défiler, Sosefo Fifialoto et son groupe de danse wallisienne Felave’i ont dû tous y passer. Au total, une trentaine de tests PCR. Dans l’association Felave’i Fiafia, seul le président et sa femme se sont fait vacciner. Chez les Guyanais de l’Observatoire régional du carnaval guyanais, de l'association Dokonon et des Divas Paré Maské, neuf membres ont également dû se faire tester sur place car ils n’étaient pas passés par la case vaccination. 

►Les Wallisiens sont là ! Reportage à Gannat ci-dessous ⬇

 

Ambitions à la baisse


Après une annulation l’an dernier, le festival Les cultures du monde a revu ses ambitions à la baisse. Cinq jours de festival du 28 juillet au 1er août, au lieu des dix jours habituels. Et en raison du contexte sanitaire, les organisateurs ont privilégié les troupes des diasporas basées dans l’Hexagone. Les Wallisiens de l’association Felave’i Fiafia sont venus de la région d’Orléans. Et dans la délégation de Guyane, mis à part la présidente et le vice-président de l’Observatoire régional du carnaval guyanais, Monique Blérald et Brunel Boutrin, ainsi qu’Henri Egalgi créateur de costumes carnavalesques, tous les danseurs sont arrivés de région parisienne. 

►Pour le Touloulou reconnu par l'Unesco ! Reportage à Gannat ci-dessous ⬇


Depuis près d’un demi-siècle à Gannat, fin juillet, les danses, les chants et musiques du monde résonnent dans la petite ville d’Auvergne. Ce festival reconnu par l’Unesco s’ouvre toujours par un défilé qui part du château pour traverser la commune. Cette année, les Wallisiens ont défilé en nombre. Avec leurs danses et leurs chants, ils ont raconté les combats, les guerres, mais aussi les événements du quotidien qui rythment la vie à Wallis et Futuna. 


La délégation de Guyane et ses touloulous ont arpenté gaiement les rues de Gannat. Henri Egalgi, créateur de costumes arborait fiérement sur sa tête une immense carte de la Guyane tandis que Brunel Boutrin ne quittait pas son trombone. La professeur d’Université Monique Blérald, infatigable militante du carnaval guyanais, est venue faire la promotion du personnage du touloulou. Elle souhaite sa reconnaissance au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco. 


Créé en 1976 par Jean Roche, le festival n’a cessé de se développer. Au départ, l’homme au chapeau comme on le surnommait, avait fondé une association culturelle, la "bourrée gannatoise" dans laquelle les cultures et traditions du Bourbonnais, au nord de l’Auvergne, étaient partagées et valorisés. Jean Roche a ensuite imaginé un festival qui lui ressemblait. Curieux de tout, il sillonnait la planète à la recherche de groupes et de danses qui l’inspiraient. Son festival et l’association qui le mène sont désormais reconnus par l’Unesco. En 2017, Jean Roche est décédé d’un arrêt cardiaque à l’âge de 71 ans, laissant derrière lui un grand vide. Son fils Luc Roche a repris le flambeau.

Un petit miracle


Lors de la soirée d’ouverture de la 77e édition du festival, ce mercredi 28 juillet, les 22 groupes invités ont participé à un spectacle commun au son de la bourrée gannatoise. Dans le public, le président de la troupe wallisienne, Mikaele Tui a été émerveillé par la multitude des cultures et des costumes. A 22 000 km de Wallis et Futuna, les chants et les danses de l’archipel ont résonné dans une petite commune d’Auvergne, un touloulou a partagé une danse avec un Wallisien. En cette période de pandémie, cela relevait presque du miracle.