Emmanuel Macron finit sa visite en Calédonie par un vibrant discours devant des milliers d'habitants, revivez cette journée

Sur la place des Cocotiers le 26 juillet 2023, une marée humaine et de drapeaux, en majorité tricolores.
Emmanuel Macron a rencontré mercredi les parties prenantes aux négociations sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, du moins celles qui ont répondu à l'invitation. Puis les habitants du quartier de Magenta. Apogée de la journée : son discours place des Cocotiers, devant au moins dix mille personnes. Il a parlé d'un chemin du pardon, de la citoyenneté, du nickel, de l'armée ou encore d'un "pacte de Nouméa". Le président de la République s'est envolé depuis pour le Vanuatu. Revivez ici la fin de sa visite.

[23 heures] Emmanuel Macron a terminé son second passage en Calédonie. Il doit rejoindre dans la nuit sa destination suivante, à savoir le Vanuatu. Avec un message, sur lequel nous refermons ce direct numérique.

[22h55] L'actualité du jour, en lien avec la visite présidentielle, c'est aussi l'absence de l'UC en tant que telle, qui peut sembler de mauvais augure pour la suite. Gilbert Tyuienon et Roch Wamytan en donnent ici les raisons. 

[22h40] Et qu'en a pensé la population ? Petit aperçu avec ce reportage d'Alix Madec et David Sigal. Les avis sont divergents... A retrouver ici.

Réactions de Calédoniens présents au discours d'Emmanuel Macron ©Alix Madec et David Sigal / NC la 1ère

 

[21h20] Que retenir du discours solennel déroulé pendant plus d'une heure par Emmanuel Macron, place des Cocotiers, devant au moins dix mille personnes ? La journaliste Cécile Rubichon en résume les grands principes dans l'article à lire ici - la Calédonie ancrée dans la République, la révision constitutionnelle, le passé à "regarder en face", la citoyenneté calédonienne, le nickel, l'académie militaire...

[20h10] Une matinée entamée par la seule entrevue politique officielle du déplacement, au haut-commissariat. Une "réunion de travail avec les parties prenantes aux négociations sur l'avenir institutionnel". Tout le monde invité à la même table, mais pas pour autant des trilatérales ! A cette séquence très attendue, l'Union calédonienne a décidé de ne pas participer. Certains de ses membres étaient présents, mais en temps que responsables d'institution. 

Reportage de Bernard Lassauce et Claude Lindor :

MACRON TOUR TABLE POLITIQUE ©nouvellecaledonie

[20 heures] Avant le discours place des Cocotiers, Emmanuel Macron passait un long moment à Nouméa du côté des tours de Magenta. Venu rencontrer des sportifs et des membres d'association qui font vivre ce quartier populaire, il y a reçu un accueil des plus chaleureux.

Le reportage de Stéphanie Chenais et Franck Vergès :

Emmanuel Macron à Magenta ©Stéphanie Chenais et Franck Vergès / NC la 1ère

 

[19h30] Ce soir, le journal télévisé de NC la 1ère se poursuit par un long retour sur la visite présidentielle et le discours de cet après-midi. Une édition spéciale de deux heures à suivre ici.

[19h02] A retrouver dans le reportage ci-dessous (et dans cet article) les quatre réactions ci-dessous, celles d'élus présents place des Cocotiers cet après-midi : 

Réactions politiques au discours d'Emmanuel Macron ©NC La 1ère

[19heures] Philippe Gomès, Calédonie ensemble : "Un discours puissant.
Philippe Gomès a entendu "un discours puissant. Un discours qui a du souffle. Un discours qui nous dit : 'Il faut regarder votre passé, le passé qui n'est pas passé. Vous devez l'assumer.' Et il nous propose un chemin de pardon, qui doit être défini", modère l'élu Calédonie ensemble, "mais qui doit nous permettre de poser les fondations, d'une manière un peu plus solide, d'une réconciliation des mémoires calédoniennes." 

[18h55] Veylma Falaeo, Eveil océanien : "Un message fort"
Veylma Falaeo retient "un message fort, avec notamment la question du pardon, de responsabilité et surtout de regarder l'avenir". L'élue Eveil océanien au Congrès estime aussi qu'"aujourd'hui, on est fixé par rapport à 2024, la révision constitutionnelle. Je pense que le président a eu des paroles fortes vis-à-vis de chacun d'entre nous et la responsabilité que nous avons pour tracer l'avenir."

[18h53] Louis Mapou, Uni : "La nécessité de discuter des questions historiques"
Louis Mapou retient que ce discours a été "très dense, comme à l'habitude". Selon le président du dix-septième gouvernement calédonien, Union nationale pour l'indépendance, Emmanuel Macron "a pointé du doigt la nécessité de discuter des questions historiques qui engagent la République et la Nouvelle-Calédonie. Et il a décidé un chemin de dialogue pour qu'on puisse s'en sortir ensemble". Et de conclure : "Il va falloir se poser et regarder comment tout cela peut se mettre en œuvre." 

[18h50] Sonia Backès, Loyalistes : "Il a tracé un chemin"
Sonia Backès évoque un "discours très rassurant pour les Calédoniens, qui attendent des perspectives". Pour la présidente de la province Sud, groupe Loyalistes, "le fait de dire qu'on a un travail pour fermer les blessures du passé et travailler en même temps sur un chemin d'avenir est ce que nous attendons tous". A ses yeux, le président "a tracé un chemin dans la République française (…) mais aussi un chemin où on a vocation à vivre tous ensemble".

[18h25] Regard sur le discours présidentiel, avec la synthèse de la journaliste Coralie Cochin. C’était le moment le plus attendu de sa visite. Cet après-midi, Emmanuel Macron s’est exprimé devant plusieurs milliers de Calédoniens, place des Cocotiers, à Nouméa. Un discours de plus d’une heure. Que faut-il retenir de cette allocution ?
 
L’un des axes forts, les discussions sur l’avenir institutionnel. Le président s’est dit "blessé" par l’absence ce matin d’une partie des indépendantistes, à savoir l’UC et le RDO, à la table des discussions. "Il ne faut pas accepter les diktats de ceux qui ne savent plus trop où est leur base", a-t-il déclaré. Fini le sur-place et le statu quo, Emmanuel Macron veut avancer sur le dégel du corps électoral. Il pose un calendrier plus précis.  
 
Pour cela, il faudra finir les discussions trilatérales avant l’automne, a-t-il dit... Mais pour renouer le dialogue, une partie des indépendantistes attendaient un geste fort de pardon et de réconciliation. Annonce en demi-teinte, en quelque sorte. Pas de "repentance", ni de pardon officiel de la France pour la colonisation. Mais une proposition : que l’acte de prise de possession remis à la Calédonie en 2018 fasse le chemin inverse, vers l'Hexagone. Et écrire "un chemin de pardon", qui ne prenne pas seulement en compte la souffrance des Kanak mais aussi celles des autres communautés.  
 
Pour le chef de l’Etat, l’heure n’est plus aux divisions entre Calédoniens. Mais au renforcement de la puissance militaire française dans l’axe indopacifique face à l’hégémonie chinoise. Le chef des armées annonce "plus de 200" soldats supplémentaires pour la Calédonie, 18 milliards de francs d’investissement militaire mais aussi la création d’une académie militaire sur le Caillou.  
 
Dernier axe fort : l’or vert. Le président Macron appelle d’urgence à revoir la stratégie nickel, en axant davantage sur les produits qui rapportent de l’argent à la Calédonie, et en investissant dans une énergie moins carbonée et moins chère. Des investissements de plusieurs milliards d’euros que seul l’Etat peut financer, a-t-il précisé.

[17h40] Un peu plus de dix mille personnes réunies pour le discours présidentiel : c'est le chiffre donné par les forces de l'ordre à partir du comptage effectué au poste de contrôle qui réglementait l'accès à la place de la Marne.

[16h40]  - L'USTKE manifeste à Nouméa. 180 personnes seraient présentes selon la police.

Les manifestants sous bannière USTKE ont marché à Nouméa, du boulodrome de la Vallée-du-Tir à l'entrée du centre-ville.
Manifestation de l'USTKE en marge du discours du président de la République

[16h20] - Le discours a duré 1h12, à retrouver en entier ici.

[16h05] - Le discours est fini, l'édition spéciale de NC la 1ère se poursuit jusqu'à 16h15.

[16h02] - "Vous me verrez parfois vous presser, de décider, de choisir. Je sais que cela vient contrarier le besoin de temps que certains expriment. Je respecterai toujours le temps qu'il faut pour une discussion sincère et loyale. Mais il nous faut avancer."

"Ce pacte, c'est celui qui vous donne, et vous donnera, la stabilité dans la République et la France, la stabilité pour l'avenir, la force pour demain, en respectant chacun et sans rien abandonner."

"Ce pacte d'aujourd'hui, ce pacte de Nouméa, c'est celui qui permet nos rêves, respectant la part singulière de chacun."

"Ce pacte d'aujourd'hui, c'est celui que nous scellons. Vous pouvez compter sur moi parce que je sais aussi que je pourrai compter sur vous. Vive la Nouvelle-Calédonie, vive la République, vive la France."

[16h] "Il y a 5 ans, je plantais un cocotier, symbole de paix. Je veux ici, aujourd'hui (…) sceller avec vous un pacte. Et un pacte engage tout le monde. Un pacte qui doit nous conduire à sortir du face à face des uns et des autres. Un pacte de respect et d'ambition. Un pacte de traditions et d'ambition. Un pacte d'enracinement et d'universel. Ce pacte du pardon et de l'avenir, ce pacte de Nouméa que nous scellons aujourd'hui, je m'y engagerai. Comme je me suis engagé à vos côtés il y a cinq ans. "

[15h57] - "En cinq ans, nous avons fait beaucoup. Et nous n'avons pas le droit d'en rester là. Nous n'avons pas le droit d'attendre, de douter de nous ou de tâtonner. Nous devons construire aujourd'hui notre avenir, pour les plus jeunes qui sont ici, et les générations qui nous succéderont. Alors, forts de ces trois référendums, forts de ce que nous sommes et des décennies passées, ce que je veux avec vous c'est bâtir ce chemin de pardon et ce chemin d'avenir. Les deux se tressent et sont indissociables"

[15h55] Concernant l'armée, "nous allons redoubler d'ambition"."Je crois très profondément dans le service militaire adapté. C'est une fierté et nous continuerons de le développer"

"Nous avons proposé une loi de programmation militaire. Elle porte pour la Nouvelle-Calédonie des engagements : 18 milliards de francs sur des investissements directs et plus de 200 militaires en plus. Nous allons bâtir une académie du Pacifique ici même pour former des militaires de toute la région".

Il réaffirme : "oui la France est une puissance indopacifique, oui la Nouvelle-Calédonie est un partenaire puissant pour tous les voisins dans la région."

[15h50] - Le climat est une réalité rappelle Emmanuel Macron et revient sur sa visite à Touho. "Nous avons une réponse à apporter. Notre réponse c'est le mariage d'une nation qui sait réconcilier la voix d'un peuple autochtone et de grandes puissances scientifiques." Il annonce la programmation du remplacement du navire de l'Ifremer. 

Il va annoncer des investissements nouveaux dans la région depuis le Vanuatu et la Papouasie-Nouvelle-Guinée où il se rend dès ce soir. "L'Agence française de développement va réinvestir dans la région des montants importants, aux côtés des îles du Pacifique, pour protéger la biodiversité. 760 millions de francs sont mobilisés pour cela en Nouvelle-Calédonie, mais nous allons investir dans la région, et nous investirons dans la protection de la forêt en Papouasie-Nouvelle-Guinée."

Stratégie indopacifique forte

[15h46] - Le deuxième pilier de ce chemin d'avenir : "c'est de conforter la Nouvelle-Calédonie comme une puissance océanienne. J'ai voulu pour notre pays une stratégie indopacifique forte".  "Si l'indépendance c'est d'avoir une base chinoise ici, bon courage ! La France offre la véritable indépendance (..) qui construit un projet d'avenir universel. Ne pas céder à des hégémonies et impérialismes." 

"Cette stratégie repose sur un investissement avec des organisations régionales à inventer et des associations nouvelles avec certain. Nous investissons pour proposer des stratégies ", continue le président de la République.  

[15h45] "Il faut aussi que ce modèle économique permette de construire un modèle social plus vertueux.  Il faut qu'on ait le courage de regarder les inégalités femmes / hommes qui existent. Il faut un modèle social juste. On doit tous prendre ensemble nos responsabilités. Réformer les choses, investir, mais changer les habitudes qui ont parfois encore trop de force."

Le modèle social et économique calédonien est extrêmement injuste

Emmanuel Macron


[15h40] - La deuxième force, c'est l'agriculture mais nous ne sommes pas à l'autonomie alimentaire, nous sommes très dépendants, ce n'est pas bon. " On va aider pour faire une production plus compétitive mais aussi, il faut être lucide, l'immense défi sera le foncier."

"Il faut aménager le foncier, permettre aux jeunes de reprendre à un bon coût, l'Adraf sera réformée à faire de l'aménagement foncier dont nous avons besoin. La leçon de Moindou, c'est celle-là je l'ai retenue !"

La leçon de Moindou, c'est celle-là je l'ai retenue !

Emmanuel Macron

[15h35] - "Une partie du nickel est stratégique, une autre moins, on doit réorienter une partie de la production pour aller vers les bons produits. Aujourd'hui aucune de ces usines est rentable. Il faut bouger la doctrine nickel et bouger les équilibres de production."

"On va devoir engager un immense chantier, qui est celui de la refonte du système énergétique. Parce que le seul moyen d'avoir un avenir pour la filière nickel, c'est de produire une énergie qui est compétitive, par rapport au reste de la région, donc moins chère pour les entreprises, et qui est beaucoup plus décarbonée. La réalité, qui est cruelle, c'est qu'aujourd'hui, à cause de cela, la Nouvelle-Calédonie ne peut pas être compétitive parce qu'elle produit du nickel beaucoup plus cher que l'Indonésie ou d'autres, qui ont de l'énergie à moindre coût. Et nous sommes un des territoires où la tonne de CO2 par habitant est le plus important, parce qu'on le fait avec du charbon. C'est pas cohérent."

La refonte du système énergétique se fera avec l'Etat qui financera, annonce Emmanuel Macron. "On va s'engager sur un projet nickel d'avenir"

Moi je n'utilise pas l'argent du contribuable pour financer des modèles improductifs. Donc on va s'engager sur un projet nickel d'avenir

Emmanuel Macron

[15h30] -  "Mon souhait est que nous bâtissions ensemble un statut nouveau pour prévoir des institutions, de la stabilité dans le temps, de la visibilité dans le temps, de la reconnaissance de tous mais pas des rendez-vous tous les ans où on vote".

"Il nous faut un nouveau statut", martèle-t-il.

"Ce projet d'avenir est refondé pour une société plus ambitieuse et ensuite bâtir une puissance océanienne, véritable levier de rayonnement ". "La base est un projet économique et social. Les jeunes auront un avenir." Le socle de cette refondation est une relance économique qui passe par la souveraienté industrielle, énergetique et agricole.

[15h24] -  Il rappelle que la Nouvelle-Calédonie est associée au nickel, au coeur du l'histoire du développement. "Le nickel doit etre pris en compte dans la législation européenne pour les matières premières critiques", annonce-t-il. 

Dégel du corps electoral

[15h22] Le deuxième chemin est celui de l'avenir, annonce Emmanuel Macron. " Ce nouveau projet est celui d'institution pérènne, rénovée, efficace pour sortir du face-à-face politique instauré par le processus de l’accord de Nouméa. Je le dis très clairement : il n’est pas question de revenir sur les acquis,", prévient-il. "Ils sont notre héritage : le droit à l’autodétermination, les institutions locales et la citoyenneté. Mais certains points doivent être réécrits au coeur du nouveau projet et c’était prévu par les accords et je pense d’abord au corps électoral".

Il annonce un premier pas en avancant sur le dégel du corps electoral pour les provinciales 2024. "Je souhaite une révision de la Constitution de la Ve République début 2024. C’est aussi l’aboutissement de l’instauration de la citoyenneté calédonienne qui s’est jusque-là traduite par des repercussions qui conditionnent le droit de vote et qui limitent l’accès à l’emploi local. Je vous demande d'engager un travail pour faire advenir une citoyenneté pleine et entière fondée sur un contrat social faite de devoirs et de droits, pas juste fondée sur une inscription à la liste électorale. Une citoyenneté locale qui prenne en compte l’histoire, la culture, l’appartenance au Caillou, une appartenance aux racines multiples, pour certaines ancrées depuis des millénaires, pour d’autres plus récentes."

A court terme il faut avancer sur le degel du corps electoral

Emmanuel Macron

 

[15h20] - " Le risque du sur place est dû au fait d'un passé qui n'est pas passé. "Je souhaite que ce chemin de pardon embrasse une initiative plus large qui porte sur l'histoire moderne et contemporaine, et qui correspond à l'initiative portée par le comité Mémoire histoire vérité réconciliation."

[15h13] - Il évoque son premier axe :  "Le chemin du pardon est un chemin de fraternité, de vérité et de courage" Il reconnaît qu'en 1853, "nous n'avons pas fait coutume.". " C'est une souffrance première qui fait l'histoire. Il nous faut la regarder en face et ce passé qui ne veut pas passer."

"Lorsque j'avais pris l'initiative, pour montrer la volonté de l'Etat d'avancer, de vous remettre ici solennellement l'acte de prise de possession de 1853, c'était une première étape, de le remettre. (…) Cinq ans après, plusieurs d'entre vous m'ont dit : "on n'a pas compris ce que vous avez voulu nous dire, ce que vous avez voulu faire". C'était quoi le message, au fond ? J'ai compris qu'il fallait bâtir un chemin avec plus d'humilité et de temps, l'erreur que j'ai faite est de vous remettre l'acte. Il faudrait que cet acte lui refaire faire le chemin, de ces moments difficiles, de bataille. En partant du bon endroit."

Et de continuer : "j'y suis prêt, je pense que ce chemin (du pardon) est important, il faut le faire ensemble avec beaucoup d'humilité." "J'ai compris (…) que l'erreur que j'avais faite, c'était de penser qu'un acte unilatéral pouvait venir changer un autre acte unilatéral. Ça ne marche pas comme ça. Ça ne correspond pas, ni à la cosmogonie mélanésienne, ni au fond, au récit, à l'histoire, à la force kanak, et calédonienne." 

Je pense qu'on rend un futur possible par un chemin de pardon à bâtir ensemble.

Emmanuel Macron

[15h11] -"Par le respect, nous avons bâti la paix, il nous faut construire le jour d'après par un projet ambitieux. Il faut savoir tresser deux chemins : le chemin du pardon et de l'ambition commune et de l'avenir"

"Blessé par leur absence"

[15h09] "Dans le moment que nous vivons,  il y a plusieurs risques. D'un côté, il ne faut pas nier ces référendums, qui sont l'expression d'un processus signé, voulu et qui étaient loyalement organisés. Et (…) il ne faut pas accepter, en quelque sorte, les diktats, de ceux qui ne savent plus trop où est leur base et qui viennent là en disant : 'n'y allons pas parce que peut-être, tous ne seront pas d'accord."

[15h08] - "Je le dis avec beaucoup d'enthousiasme, d'ambition (…) mais avec une certaine gravité. Parce que ces derniers mois, j'ai écouté, reçu. Les ministres sont venus. Je vous ai vus, un peu partout. J'ai reçu ce matin l'ensemble des responsables politiques qui ont accepté de venir et je les en remercie. Pour ceux qui n'étaient pas là… Je veux leur dire, d'abord, que j'ai été personnellement blessé par leur absence", lance-t-il avec véhémence.

[15h05] "A l'issue de ces trois référendums, je ne mésestime pas les aspirations déçues de ceux qui défendaient un tout autre projet mais je leur dis à tous : nous devons avoir collectivement la grandeur d'accepter ces résultats et de construire ensemble la suite", indique-t-il aux indépendantistes. " La Nouvelle-Calédonie est Française car elle a choisi de rester française", continue-t-il. "Et aujourd'hui, je suis venu vous dire très solennellement, avec respect et humilité, que je serai aussi, avec vous toutes et tous, le président d'un nouveau projet. Je veux le bâtir avec vous. Celui de la Nouvelle-Calédonie dans la République."

[14h55]  " Il y a cinq ans, j'avais pris des engagements devant vous (...) de faire ce que les signataires avaient décidé. En 5 ans, nous avons avancé, les consultations se sont tenues. Elles ont été organisées dans le respect des règles démocratiques, l'Etat à veiller à la bonne tenue du scrutin" (...) et d'avoir eu la franchise d'une préférence personnel, ce que je crois être le mieux pour la France et la Nouvelle-Calédonie."

[14h52 ]- "Je suis heureux de revenir ici et en cinq ans un chemin courageux a été parcouru, le destin de la Nouvelle-Calédonie s'est précisé. Depuis cinq ans vous m'avez manqué", commence Emmanuel Macron.

[14h50] - " Cette rencontre j'ai voulu la faire ici place des Cocotiers devant cette nouvelle place de la Paix, devant Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou. Cette poignée de main ouvrait le champ d'un avenir partagé et dans un monde où resurgissent les rivalités, la brutalité, le cynisme froid des volontés de puissance, où la liberté est sans cesse menacée, ce processus initié il y a 35 ans est une fierté pour nous tous, un exemple pour le monde, un exemple français, un exemple calédonien. " Il continue : " nous avons su tous ensemble préserver la paix et précéder à ces trois consultations. Malgré le poids des Evénements, malgré tout ça, c'est un trésor, ce qui a été fait.

[14h45]Emmanuel Macron arrive sur scène, avec un important retard sur l'horaire prévu. La Marseillaise est entonnée.

[14h36] - "On attend beaucoup du discours", commente un militant de l'UPM.

[14h35] - Le discours va commencer dans quelques minutes.

[14h30]- Le député Nicolas Metzdorf devant la tribune : "je crois que le président va donner le cap de la Nouvelle-Calédonie dans la France." Et le député Philippe Dunoyer : " je crois que le président nous engagera à poser des questions et revoir notre modèle."

[14h15] - Emmanuel Macron est à la mairie pour visionner une exposition sur le caboteur La Monique.

[14h10] - La Marseillaise est entonnée en attendant le discours.

La marseillaise est chantée place des cocotiers. ©Alix Madec / NC la 1ère

[14h05]- Dans un communiqué, mercredi après-midi, l’Union calédonienne appelle tous ses militants et sympathisants à ne pas se rendre sur la place Koo Wè Joka et à rester mobilisés "avec discernement". "Le président Macron ne fait que passer, il ne sera qu’un hoquet dans la grande histoire millénaire de la Kanaky", est-il écrit.

[14h] - "On attend beaucoup du discours", commente un militant de l'UPM.

[13h55] - La population continue de se préparer au discours d'Emmanuel Macron.

Place des Cocotiers avant le discours d'Emmanuel Macron.

[13h50] - L'historien Ismet Kurtovitch et le docteur en géopolitique Pierre-Christophe Pantz répondent aux questions des journalistes Valentin Deleforterie et Dave Waheo-Hnasson.

[13h45] - C'est l'un des moments les plus attendus de cette seconde visite présidentielle effectuée par Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie : le discours prononcé ce mercredi après-midi au cœur de Nouméa. Suivez en direct l'édition spéciale proposée par NC la 1ère depuis la place des Cocotiers, de 13h45 à 16 heures.

[13h40] - Les journalistes de NC la 1ère et leurs invités en pleine préparation de l'emission spéciale qui commence autour du discours d'Emmanuel Macron.

[13h20] - Quelques spectateurs arborent des drapeaux Kanaky.

Place des Cocotiers, quelques spectateurs arborent des drapeaux kanaky.

Victor Tutugoro, président de l'UPM, qui fait partie des cadres du FLNKS, arrive avec des militants indépendantistes.

Victor Tutugoro avec des partisans de l'indépendance près de la place des Cocotiers.

[13h15] - Place des Cocotiers, certains sont venus avec des revendications politiques. D'autres non. Cette dame par exemple a "juste envie de le voir comme ça, en réalité. On le voit toujours à la télé. J’ai envie de le regarder". Elle est venue avec une bonne partie de sa famille et un casse-croûte parce qu’il va falloir attendre...  

Parmi les spectateurs, Florent Perrin, le président de l'Association citoyens mondoriens revient sur la rencontre avec des représentants de l'Elysée, mardi soir. "On a pu porter notre demande de pont au plus haut niveau de l’Etat. Maintenant on attend que l’Etat aide la province parce qu'elle ne peut pas financer toute seule ce pont", explique-t-il, indiquant qu'un calendrier de mise en œuvre doit être annoncé. "Ça va prendre du temps mais ça avance et c’est ça qui est important pour nous. 

[13h] -  Emmanuel Macron est toujours avec les habitants de Magenta tours. Ce jeune garçon arbore fièrement un tatouage éphémère avec la signature du président.

Magenta tours.

Une dédicace d'Emmanuel Marcon sur le carnet de liaison.

[13h05] - Quentin et Henri affichent un énorme sourire. Ils n'en reviennent pas : ils ont eu droit à une dédicace d'Emmanuel Macron sur leur carnet de liaison !

[12h55] -  La place des Cocotiers se remplit doucement à une heure du discours d'Emmanuel Macron. Pas mal de drapeaux bleu, blanc, rouge sur les photos prises par les journalistes sur place. 

"On a prévu beaucoup de drapeaux pour montrer qu’on a envie que le pays reste dans la France. On aimerait que le pays aille un peu mieux. Beaucoup de gens partent, l’économie commence à en prendre un coup”, témoigne un habitant au micro de Lizzie Carboni. Des partisans du maintien dans la France distribuent des drapeaux autour de la place des Cocotiers, explique-t-il. Ils sont arrivés en avance pour anticiper les problèmes de circulation et "se préparer tranquillement avec nos couleurs".

Certains sont même entièrement vêtus de bleu, blanc, rouge, comme cette dame, qui a également un bouquet de fleurs tricolores. Elle est là depuis 9 heures avec une amie, profitant du soleil. "On va passer un bon moment", elle en est sûre. 

[12h40] -  A Magenta, les habitants ont les petits plats dans les grands pour la venue du président de la République. Comme à chaque évènement officiel.

Emmanuel Macron Magenta tours

[12h35] -  Pendant ce temps, sur la place des Cocotiers, où il est attendu en début d'après-midi pour un discours, les équipes de déminage sont en pleine action.

Les équipes de déminage en plein travail sur la place des Cocotiers avant le discours d'Emmanuel Macron.

[12h15] -  La coutume est en cours à Magenta. De nombreux habitants et officiels y assistent. 

[12h10] - A Magenta, "un accueil plutôt bienveillant" et des "habitants très fiers", selon la journaliste Stéphanie Chenais lors du journal radio de 13h.

[12h05] - Pendant ce temps-là, place des Cocotiers, la population se prépare au discours.

Poste de contrôle avant le discours présidentiel ©Sylvie Hmeun / NC la 1ère

[11h58] - Pendant que le président de la République poursuit sa visite, les médias de l'Hexagone reprennent un sujet fort où Emmanuel Macron a évoqué le nom d'Edouard Philippe parmi ceux qui pourraient "prendre le relais" en 2027, lors de son bain de foule à la place Bir-hakeim mardi.

[11h45] - Le multi champion olympique et le multi champion du monde en sprint fauteuil, Pierre Fairbank, à la rencontre du président.

Le multi-champion et toujours souriant Pierre Fairbank échange avec Emmanuel Macron aux tours de Magenta, le mercredi 26 juillet.

[11h40] - En marge de la visite présidentielle, en ce moment même, vous pourrez voir un blindé sur une route provinciale, deux gendarmes à hauteur du grand rond-point de Magenta, deux en bas d'une école, cinq policiers sur un parking commercial, encore des gendarmes dans la côte vers la Vallée-des-Colons… Les forces de l'ordre quadrillent les alentours des tours, en cette mi-journée.

[11h30] -  Bassa Mawem, recordman de vitesse aux JO de Tokyo d'escalade, originaire des tours de Magenta à la rencontre du président.

Bassa Mawen et Emmanuel Macron ©Stephanie Chenais / Nc la 1ere

[11h20] - Les jeunes très émus de rencontrer le président.

Les enfants ravis de rencontrer le président.

[11h10] - Il est accueilli par des danses et des chants.

Une chorale sur son trente-et-un pour l'accueil du prestigieux invité.
Emmanuel Macron est accueilli par des danses à Magenta ©Stephanie Chenais / Nc la 1ere

[11h] - Emmanuel Macron est arrivé aux tours de Magenta.

Emmanuel Macron à la rencontre de l'association de rugby à Magenta.

[10h35] - Informations pratiques : le stationnement est gratuit toute la journée au centre-ville de Nouméa. Les parkings conseillés : avenue de la Victoire, Moselle et l'ancien centre hospitalier. Les abords de la place des Cocotiers sont bouclés.

[10h30]  Informations pratiques : les services municipaux de Païta sont fermés à partir de 11h, le service vie citoyenne de l'hôtel de ville de Nouméa également.

[10h15] - Virginie Ruffenach, vice-présidente du Rassemblement-Les Républicains a fait part aux médias de sa déclaration lors des discussions ce matin avec Emmanuel Macron : " je constate que les discussions sont encore séparées et notre avenir, nous le savons, ne passe que par une discussion, tous ensemble (...) Pour le groupe que je représente, l’avenir de notre territoire ne peut se résumer à la seule réouverture du corps électoral, même si, nous considérons ce sujet primordial et que pour nous, le dégel n’est pas une option mais bien une obligation morale, juridique et surtout politique. Il s’agit de rassembler nos populations et d’arrêter de faire de la Nouvelle-Calédonie, une machine d’exclusion sur place publique.(...) La France et la Nouvelle-Calédonie ont leur destin lié. Cet attachement, cette affection mutuelle doivent nous permettre de dessiner ensemble une trajectoire de mutation vers des institutions efficaces."

Emmanuel Macron à Magenta

[10h]- Qui sont les associations des tours de Magenta ? 

La place des cocotiers se prépare au discours présidentiel.
  • Les kimonos du cœur, association fondée par Laurent Calleja, natif du quartier Magenta, judoka champion de France.
  • L’association Fête le mur. Cette association, présidée localement par le président de la ligue de Tennis, Olivier Le Dain et créée cette année est une émanation d'une structure nationale fondée et présidée par Yannick Noah.
  • L’association sportive de Magenta : club de football historique de Nouvelle-Calédonie qui joue en haut niveau. 
  • L’association sportive Magenta touch rugby est une académie accueillant une quarantaine de jeunes filles des quartiers et squats.
Les jeunes de Magenta se préparent à la venue du président ce matin.

[09h35] - L’Union progressiste en Mélanésie appelle "l’ensemble des citoyens soucieux de faire aboutir leur désir d’émancipation à afficher dans le calme et le respect leur différence et leur sentiment d’appartenance à notre Pays sur l’ensemble de la Nouvelle Calédonie, et en particulier sur Nouméa. "

[09h25] - L'association Citoyens mondoriens appelle aussi la population à se rendre au discours et se félicite d'avoir été reçu par Frédéric Rose conseiller sécurité de l’Élysée. "Comme convenu dans notre lettre nous avons fait le point sur la situation sécuritaire du grand Sud en expliquant les conséquences des exactions de Saint-Louis et fait part de notre demande de voie de désenclavement pour laquelle une aide de l’Etat est indispensable." Et d'ajouter : "le conseiller nous a confirmé que le dispositif actuel de gendarmerie qui fait ses preuves serait maintenu. Concernant le pont, il a indiqué que Sonia Backès présidente de la province Sud lui en avait parlé et qu’un planning serait établi et transmis à notre association."

[09h15] - Le mouvement des océaniens indépendantistes a envoyé un communiqué ce mercredi matin, il attend " un acte fort de la part du président de la république française durant son discours à la place des cocotiers. Une demande de pardon accompagnée de 6 mesures concrètes. "

[09h10]  Retour en histoire sur le quartier de Magenta : construit en 1973 par le bailleur social Société Immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC-NC), l’ensemble immobilier des tours de Magenta est composé de 17 bâtiments regroupant 846 logements et 19 commerces. Environ 3 000 personnes y résident.

[09h]  - Aux tours de Magenta, la population se prépare.

La population de Magenta se prépare à la visite du président.

[08h40] - Les discussions se déroulent sans la présence des médias. Prochain rendez-vous : les tours de Magenta.

[08h25] - Emmanuel Macron : "C'est la fin d'un processus politique. Le sentiment que j'ai, comme personne n'a osé se projeter, on n'a pas collectivement préparé, il a une forme d'état suspendu dans lequel on se trouve et donc nous sommes collectivement face à une immense responsabilité.

[08h20] - Emmanuel Macron est arrivé au haut-commissariat avec les indépendantistes et non-indépendantistes. Il rappelle d'emblée que ce n'est pas une "une trilatérale formelle, qui n’a pas vocation à s’inscrire dans des processus par ailleurs connus mais qui doit pour moi être un temps d'échange politique, profond et sincère".

[08h15] - Autre thème abordé lors de cet entretien : la place de la Nouvelle-Calédonie dans l’axe Indopacifique. Emmanuel Macron a annoncé un renforcement des moyens pour les forces armées de Nouvelle-Calédonie, et notamment une enveloppe de 18 milliards de francs. Retrouvez l'intégralité de l'interview ici.

[08h10] - Toujours en attendant la rencontre avec les politiques, revenons sur l'entretien du chef de l'Etat mardi soir. Emmanuel Macron l’a confirmé : une réforme constitutionnelle sera bien votée par le Congrès avec un cadre propre à la Nouvelle-Calédonie, et les élections provinciales auront bien lieu en 2024.  

Nouvelle prison

[08h05]- Le député Nicolas Metzdorf a annoncé sur NC la 1ère dans l'invité de la matinale l'ouverture d'une nouvelle prison en Nouvelle-Calédonie. "On envisage de construire la nouvelle prison sur ce terrain-là", c'est à dire à Nouville, à Nouméa mais un peu plus en hauteur.

[08h]-  En attendant la rencontre avec les politiques, vous pouvez relire notre article qui relate les sept changements marquants entre les deux visites d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie.

[07h55] - Ce matin, à 8 heures , le chef de l’Etat rencontre indépendantistes et non indépendantistes au haussariat… pour discuter de « l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ». Selon la journaliste Coralie Cochin, il s’agit d’une réunion sur le même format que ce qui avait été fait pour (la présentation de) l’audit de la décolonisation. C’était en juin, avec Gérald Darmanin. "Chacun est là pour exposer ses positions, pour échanger... Pas pour négocier ", nous confiait hier une élue non indépendantiste. Pourtant, c’est bien le terme "négociation" qui est employé dans la convocation, fait remarquer une partie des indépendantistes. Hier, à la sortie du bureau politique du FLNKS,  seuls le Palika et l’UPM se sont engagés à venir à cette réunion de travail. Quant à L’UC et le RDO, ils laissaient clairement entendre qu’ils ne participeront pas à ce type de format.

[07h45]- Bienvenue dans ce direct numérique consacré à la visite d'Emmanuel Macron. Vous pouvez déjà découvrir le récit de sa première journée de visite ici.