Podcast "L’Oreille est hardie" : Oriane Lacaille s’envole en solo (ou presque)

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Oriane Lacaille
Oriane Lacaille ©Astrid Usai
La chanteuse du groupe Bonbon Vodou s’est lancée dans un projet plus personnel. Résultat : un EP de quatre titres sorti cette année, qui appelle un album et une tournée sur scène. Au creux de "L’Oreille...", Oriane Lacaille évoque La Réunion, sa musique, ses choix de création, son musicien de père René et le duo qu’elle forme avec son compagnon.

Sur le papier, on pourrait croire Oriane Lacaille écartelée entre ses différentes composantes, d’où la nécessité pour elle d’un projet solo pour échapper à tout cela ! Partagée qu’elle serait entre La Réunion et l’Europe côté origines, écrasée par sa filiation avec le grand musicien réunionnais René Lacaille, coupée en deux, mi-Bonbon mi-Vodou, par le duo qu’elle forme avec son compagnon… Mais non, rien de tout cela. C’est une femme bien dans son identité que L’Oreille est hardie rencontre à Limoges après une paire de concerts. 

Si la musicienne multi-instrumentiste et chanteuse à la voix tendre et puissante a sorti ce premier EP de quatre titres Hear my voice, c’est tout simplement qu’elle était prête. Prête à voler de ses propres ailes musicales, par choix, par envie et par amour de la musique qu’elle se plaît à explorer, expérimenter sous toutes les formes possibles. Écoutez-la raconter les origines de son projet solo dans le podcast L’Oreille est hardie :

Oriane Lacaille : un EP, bientôt l'album
Oriane Lacaille : un EP, bientôt l'album ©DR

 

Une rencontre décisive 

Hear my voice (entends ma voix, en français) est né d’une rencontre avec le musicien Piers Faccini avec qui Oriane a enregistré ces quatre titres. Un EP qui deviendra par la suite un album - les autres chansons existent déjà - et qui vaut à Oriane Lacaille de montrer toute l’étendue de son talent en tournée et de monter seule sur scène. Enfin, seule... pas tout à fait, puisqu’accompagnée de la batteuse elle aussi d’origine réunionnaise Héloïse Divilly et du contrebassiste Yann-Lou Bertrand.
Une série de concerts qui l’a déjà emmenée sur la scène des Zébrures d’Automne à Limoges en septembre et qui la conduira ce mois de novembre sur les scènes parisiennes avant d’autres dates en France. 

Oriane Lacaille sur scène avec Héloïse Divilly et Yann-Lou Bertrand
Oriane Lacaille sur scène avec Héloïse Divilly et Yann-Lou Bertrand ©Astrid Usai

La Réunion chevillée à la voix

On ne sort pas indemne d’avoir baigné, d’avoir été immergée depuis sa naissance dans la musique. Oriane a accompagné son père René Lacaille plus souvent qu’à son tour sur les scènes où il se produisait. Apprenant beaucoup au passage avec un père « grand partageur » pour reprendre l’expression employée par la chanteuse qui revendique aussi pour elle-même cette appellation.

Puis elle a développé toutes ses qualités musicales innées en acquérant un savoir-faire qui lui vaut de jouer d’une multitude d’instruments : des percussions, du ukulele ou de l’aouicha à trois cordes - sorte de petite guitare orientale sur laquelle elle compose. Mais avant tout pour elle, avoue-t-elle dans L’Oreille est hardie, c’est la voix le centre de tout. L’instrument numéro un dont Oriane Lacaille donne sa pleine mesure dans cet album.

Oriane Lacaille, musicienne multi-instrumentiste
Oriane Lacaille, musicienne multi-instrumentiste ©Fabien Tijou

Des thèmes personnels 

La voix d’Oriane Lacaille à la fois tendre et affirmée se met au service de ce qu’elle a envie de raconter : la douce folie de ce monde, les migrants, le féminisme, la maternité... Autant de thèmes plus intimes qu’elle peut davantage explorer, plus qu’elle ne le ferait dans le duo qu’elle a co-créé avec son compagnon JereM.
Et si Bonbon Vodou lui est essentiel et existe pour beaucoup via l’énergie pop et l’amour injectés par le couple qu’ils forment, Oriane Lacaille en (presque) solo, c’est aussi l’assurance de s’envoler à part et vivre une expérience forte, personnelle et enrichissante qu’elle se sent désormais prête à mener.

C’est aussi explorer cette fibre réunionnaise, avec cette langue que son père lui a transmise à travers les chansons et qu’il lui a fallu ciseler davantage encore, elle qui a grandi dans l’Hexagone. Et exploiter à fond les sonorités du séga et du maloya qui s’entendent le long des quatre titres de son EP (La Lang la poin Lo mo, Ode au doute, Malak et Vi verte).

La chanteuse Oriane Lacaille
La chanteuse Oriane Lacaille est l'invitée de "L'oreille est hardie" ©Fabien Tijou

Écoutez L’Oreille est hardie 

Et découvrez ou redécouvrez Oriane Lacaille parler de ses passions, de ses envies, de sa conception de la musique, de La Réunion et de tout ce qui y est lié : de son père jusqu’à la beauté de la langue… en passant par le rougail saucisse ! 

La musicienne Oriane Lacaille dans L’Oreille est hardie, c’est par ICI !

Et par là : 

Oriane Lacaille sera en concert au Pan Piper à Paris le 15 novembre prochain.