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Procès Balkany : la villa Pamplemousse de Saint-Martin toujours au cœur du dossier

Elle a beau avoir été vendue par la justice en 2015, la villa Pamplemousse fera parler d’elle au procès des époux Balkany qui s’ouvre ce lundi au tribunal correctionnel de Paris. Le couple est soupçonné de fraude fiscale et blanchiment.
 

Villa Pamplemousse à Saint-Martin © DR
© DR Villa Pamplemousse à Saint-Martin
  • La1ère
  • Publié le , mis à jour le
Le procès des époux Patrick et Isabelle Balkany s'est ouvert ce lundi au tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment. Les époux Balkany sont soupçonnés d'avoir dissimulé plus de 13 millions d'euros au fisc, en particulier deux luxueuses villas à Saint-Martin et au Maroc.
 

Incertitude

Isabelle Balkany, 71 ans, n'a pas assisté à cette première journée d'audience. Elle a été hospitalisée le 1er mai après avoir absorbé des médicaments. Dans une lettre lue à l'audience par son avocat, elle évoque "le choc émotionnel provoqué par une médiatisation outrancière et dévoyée" de l'affaire. Patrick Balkany, 70 ans, est arrivé sans dire un mot. Le maire LR de Levallois-Perret était escorté par ses avocats sous une nuée de caméras et dans le crépitement des flashs.

 

Traversée du désert

La villa Pamplemousse est au cœur du dossier. En 1995, Patrick Balkany est battu aux élections municipales de Levallois-Perret. Il décide de prendre le large et part s’installer à Saint-Martin avec son épouse. Le couple créée la société Régie Productions Caraïbes (RPC), pour gérer la publicité de la radio locale RCI 2.
 

La vie de château

C’est à ce moment-là que les époux Balkany décident de s’installer à la villa Pamplemousse. Ils mènent grand train, invitent des stars comme Stéphane Collaro, Carlos ou encore Johnny Halliday. Toutefois, les époux se présentent comme de simples locataires de cette fastueuse villa située aux Terres-Basses. Cette belle propriété évaluée au minimum à trois millions d’euros n’a donc pas été déclarée au fisc par les époux Balkany. Et le célèbre couple échappe ainsi au paiement de l’impôt sur la fortune.
 

Aveux en garde à vue

Lors d’une garde à vue en mai 2014, Isabelle Balkany a tenté de nier jusqu’au bout le fait de posséder cette maison. En vain… Le Contrat multirisque au nom de Patrick Balkany, le fait que le propriétaire officiel "Real Estate French West Indies" immatriculé au Liechtenstein renvoie à l’adresse mail de Patrick Balkany, la cave à cigare, le livre de Nicolas Sarkozy dédicacé aux époux trouvé dans la bibliothèque de la villa Pamplemousse et enfin une note de Bercy confirmant qu’Isabelle Balkany est bien la propriétaire de la villa. Tous ces éléments ont fini par faire craquer la première adjointe au maire de Levallois.
 

Vente de la villa

Isabelle Balkany a fini par reconnaître qu'elle en était propriétaire, expliquant l'avoir achetée avec l'argent d'un héritage. Son époux en est officiellement bénéficiaire depuis 2004. En 2015, la villa Pamplemousse a été vendue à un riche industriel italien. Ainsi en ont décidé les juges d’instruction parisiens Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon, en charge du dossier. Cette villa a été saisie par la justice afin d’éponger les dettes du couple et encaisser la différence.


Enquête

Les juges d'instruction ont débuté leur enquête en 2013 après des révélations de Didier Schuller, un ancien allié du couple. Ils accusent aujourd'hui les Balkany de "blanchiment à grande échelle" entre 2007 et 2014, d'avoir dissimulé au fisc des revenus et un patrimoine "occultes" à hauteur "au minimum" de 13 millions d'euros, en particulier deux propriétés dont la villa Pamplemousse cachées derrière d'exotiques montages financiers.

 

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