Trafic de cocaïne depuis la Guyane : huit personnes mises en examen au Mans

trafic de drogue
Tribunal du Mans
Tribunal du Mans (Sarthe). ©NICOLAS THIBAUT / PHOTONONSTOP
Huit personnes soupçonnées d'avoir acheminé de la cocaïne depuis la Guyane en ingérant des ovules, pour la revendre au Mans, ont été mises en examen et placées en détention provisoire, a annoncé mardi le parquet de la ville.

L'opération, qui a mobilisé 150 gendarmes, est la seconde de ce type menée en deux mois dans plusieurs secteurs du Mans "au sein des communautés guyanaise et surinamaise, ainsi qu'en Guyane", selon le parquet. Le quartier des Sablons, au sud-est du Mans, où réside un "clan familial" soupçonné d'être impliqué dans ce trafic, est particulièrement concerné.

Quatorze personnes ont été interpellées simultanément et huit ont été déférées, dont un "sur mandat d'amener depuis la Guyane, mises en examen et placées en détention provisoire en fin de semaine et ce week-end", indique le parquet.

La première opération, organisée le 18 mars, avait également conduit à huit mises en examen dont un élu local de Saint-Laurent du Maroni.

Un "réseau criminel structuré"

L'enquête a démarré à l'été 2021 suite à des informations collectées par la section de recherches de la gendarmerie d'Angers, cette dernière soupçonnant "l'existence d'un trafic de cocaïne sous forme d'ovules" ingérés par des voyageurs entre la Guyane et le Mans.

Après plusieurs mois d'enquête, un "réseau criminel structuré" avait été mis au jour et une information judiciaire ouverte des chefs d'importation, acquisition, détention, transport, offre ou cession de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs et blanchiment.

À l'issue de ces deux opérations d'envergure, un réseau criminel structuré, spécialisé dans le transport de cocaïne sous forme d'ovules véhiculées in corpore, mais aussi dans la revente de cette même substance, a ainsi été identifié et mis hors d'état d'agir.

Parquet du Mans

"Plus de 6 kilos de cocaïne, près de 35.000 euros en liquide et des armes de poing ont été saisis depuis le début des investigations", souligne le parquet.